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par animation Publico le 9 septembre 2019

Les rendez-vous de Publico. ATTENTION (R)évolution permanente 9 septembre 2019

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Publico n’est pas qu’une librairie :

Mercredi 18 septembre, 19h30

Rencontre-débat : Les poupées ont cassé la vitre avec Marie-Claire Calmus
Les poupées ont cassé la vitre
Les voleurs de silence sont rentrés dans leur trou
Les jaugeurs de bagout ont rangé leurs balances
Les couleurs de rues vides ont vite atteint le fond
Et les plongeurs du pont sont pris dans les rapides
Nous pouvons commencer à nettoyer les lampes
Et hisser le signal de notre apesanteur

Marie-Claire Calmus présentera son recueil de poèmes : Les Poupées ont cassé la vitre, où révolte, luttes, amours et contemplation se mêlent en cette période rurale de sa vie.
Elle lira quelques-uns de ses textes.
Un pot de l’amitié couronnera l’échange avec le public.
Entrée libre

Jeudi 19 septembre, 19h30

Rencontre-débat avec Nicolas Delalande pour son ouvrage La lutte et l’entraide.
L’âge des solidarités ouvrièresLes ouvriers peuvent-ils s’organiser à une échelle internationale pour lutter contre la mondialisation du capital et la concurrence sociale généralisée ? Poser la question pourrait paraître incongru en ce début de XXIe siècle, où les mots d’ouvriers, de solidarité et d’internationalisme s’apparentent, dans le meilleur des cas, aux vestiges d’un passé lointain. L’oubli de cette histoire alimente un débat piégé, dont le schématisme sature et appauvrit l’espace public. Mais ni notre passé, ni notre présent politique ne se résument à une opposition stérile entre libéralisme inégalitaire et repli nationaliste. D’autres voies ont existé, qu’il importe de retrouver pour sortir d’un face-à-face aussi pauvre sur le plan intellectuel que dangereux pour notre avenir collectif. Pendant un siècle, des années 1860 aux années 1970, les mouvements ouvriers, socialistes, anarchistes, communistes, syndicalistes, avec leurs sensibilités propres, furent porteurs d’un projet internationaliste puissant, dont l’objectif n’était pas de fermer les frontières ou de restreindre les échanges, mais de bâtir une mondialisation des solidarités ouvrières, par-delà les différences nationales et linguistiques qui pouvaient les séparer. La défense des classes populaires ne passait pas par le repli, l’autarcie ou le rejet de l’autre, plutôt par la coordination internationale des combats et des revendications. Ce projet ambitieux, auquel bien peu croyaient à ses débuts, fut souvent chaotique, conflictuel et contradictoire. L’empreinte qu’il a laissée sur la fin du XIXe siècle et tout au long du XXe siècle est néanmoins considérable.

Organisé par le groupe Commune de Paris de la Fédération anarchiste.
Entrée libre

Vendredi 20 septembre, 19h30

Rencontre-débat : Jaggernaut, nouvelle revue avec Anselm Jappe, Frederico Lyra, William Loveluck à l’occasion de la parution de Jaggernaut

Crise et critique de la société capitaliste-patriarcale. Il n’est pas besoin d’être un «anti-système»féroce pour faire admettre à presque chacun que le monde va très mal. Il suffit de lire un journal bourgeois de qualité moyenne pour s’en convaincre chaque jour. Et, de ce point de vue, il ne serait donc pas nécessaire de fonder une nouvelle revue pour diffuser la mauvaise nouvelle.
En revanche, quant à identifier les causes des malheurs en cours, c’est tout autre chose ! Le sujet contemporain se trouve face à une myriade de tentatives d’explication, dont le point commun principal est de ne pas avoir de point commun et de se fragmenter dans une mer d’explications partielles.
Ce qui manque, et qui manque cruellement, c’est la théorie, des efforts cohérents pour comprendre la réalité à travers une théorie. Dans une société habituée depuis longtemps à l’acceptation passive de tous, où les seules forces organisées sont celles qui veulent la poursuite du capitalisme et du spectacle, il est évident que ce que nous devons accomplir aujourd’hui est la critique impitoyable de tout ce qui existe.
Jaggernaut est à l’origine le nom du char processionnel de la déesse hindoue Vichnou. «Le culte de Jaggernaut», écrit Marx, «comprenait un rituel très pompeux et donnait lieu à un déchaînement du fanatisme qui se manifestait par des suicides et des mutilations volontaires. Les jours de grandes fêtes religieuses, des fidèles se jetaient sous les roues du char portant la statue de Vichnou-Jaggernaut». Une métaphore, que Marx va employer à plusieurs reprises en parlant des êtres humains jetés «sous les roues du Jaggernaut capitaliste», afin de pointer la dimension sacrificielle, fétichiste et destructrice du capitalisme.
Se voulant une passerelle entre les mondes germanophone, lusophone et francophone, Jaggernaut constitue la première revue en langue française liée aux courants internationaux de la « critique de la valeur » et de la « critique de la valeur-dissociation ». Inspirée par Marx mais sans s’y limiter, la critique de la valeur-dissociation procède d’une critique radicale du travail et de l’argent, de la marchandise et de la valeur marchande, de l’État et du patriarcat, du sujet moderne et des idéologies de crise.
Les articles de Jaggernaut–originaux ou traduits –analysent autant les problèmes théoriques de fond que les formes concrètes de la crise de la société.
Animée par un collectif d’auteurs et de traducteurs, cette revue comprend un dossier sur une thématique d’actualité et un «Varia».
Entrée libre

Samedi 21 septembre,17h30

Mots et Musiques avec Valouva Duo
Les Samedis de la Chanson avec Mots et Musiques
Concert avec Valouva Duo
Participation libre

Dimanche 22 septembre, 16h

Projection « La Patagonia rebelde » de Héctor Olivera (107 mn -1974)
Film historique argentin réalisé d’après le livre d’Osvaldo Bayer. Il porte à l’écran la lutte sociale et la répression tragique de la Patagonie rebelle entre 1920 et 1921.
A cette époque dans le sud de l’Argentine, grèves et révoltes sont menées par la FORA (Fédération ouvrière régionale argentine) dominée par les anarchistes. A la demande des propriétaires intransigeants, le gouvernement national envoie le 10e régiment de cavalerie commandé par le lieutenant-colonel Valera pour rétablir l’ordre.
La répression est impitoyable : 1500 travailleurs furent fusillés sans procès. En représailles trois ans plus tard, Valera sera assassiné par un anarchiste.
Le Groupe Salvador-Seguí de la Fédération anarchiste organise une rencontre autour du film de Héctor Olivera. La projection sera suivie d’un débat.
Entrée libre.
PAR : animation Publico
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