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Dans un sale État
par Justhom le 17 octobre 2021

Justice patriarcale

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« Si l’homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout. »
Albert Camus (carnets)




La justice patriarcale emprisonne les femmes victimes de violences conjugales et les maintient en prison comme vient de faire la cour d’appel de Rouen refusant à six reprises la mise en liberté conditionnelle d’Alexandra Richard, une jeune femme de 43 ans qui habite dans le village de Montreuil-en-Caux, en Seine-Maritime. Elle a tué son conjoint violent en 2016.

Le fallacieux prétexte invoqué par la justice patriarcale est que la libération d’Alexandra Richard pourrait « engendrer » un trouble exceptionnel à l’ordre public, du fait des soutiens féministes !

C’est dans ce contexte qu’Alexandra Richard incarcérée depuis la fin novembre 2020 après avoir été condamnée à 10 années de réclusion criminelle et après deux ans d’incarcération dont un peu plus d’un an de détention préventive va comparaître détenue lors de son second procès en appel prévu du mardi 19 au vendredi 22 octobre, pour meurtre.

Elle ne devrait plus être en prison
Or, la justice patriarcale refuse de reconnaître les circonstances de ce drame, ne reconnaissant pas qu’’Alexandra vivait ainsi que ses enfants sous les menaces de mort quotidiennes proférées par son conjoint violent qui possédait plusieurs armes.
Quelques jours avant le drame, il lui avait demandé de choisir l’arme avec laquelle, il allait la tuer.

Le jour où son conjoint a été tué accidentellement, ce dernier l’avait menacé de mort. Afin de se protéger, elle s’était saisi d’un fusil pour le dissuader de la poursuivre et pour qu’il cesse de la menacer. Seulement ce dernier s’est jeté sur elle, il a attrapé le canon de l’arme et le coup est parti. Cette mort est accidentelle. Alexandra était en état de légitime défense, sa vie ainsi que celles de ses enfants présents lors du drame étaient menacées.

Libéré Alexandra, elle n’a rien à faire en prison, sa place est près de ses enfants.

Mesdames et Messieurs les juré.es, si vous avez du bon sens et un peu de « jugeote », innocentez Alexandra et faites en sorte qu’elle sorte libre de ce tribunal.

PAR : Justhom
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1

le 17 octobre 2021 23:18:02 par Luisa

Pour votre information :
« Alors que les femmes n’ont accédé à la fonction de magistrate qu’en 1946, elles représentent aujourd’hui 60% des juges en poste et constituent 80% des promotions de l’École nationale de la magistrature. » Ces chiffres sont encore plus élevés aujourd’hui.
Cette féminisation de la magistrature est un fait que Christiane Taubira elle-même affirmait en 2012. Depuis, à ma connaissance, les femmes sont très largement majoritaires dans la magistrature.
Même constatation pour la profession d’avocates.
D’autre part, c’est un fait vérifiable et connu : pour un même délit, un même fait équivalant, les hommes sont systématiquement condamnés beaucoup plus lourdement que les femmes.
Conclusion :
Quelle soit « patriarcale » ou « matriarcale » , la justice étatique n’a rien de sociale !

2

le 17 octobre 2021 23:32:26 par Luisa

« L’Abolition de la prison » de Jacques Lesage De La Haye - Édition Libertalia
Œuvre essentielle pour modifier les esprits !
L’institution de l’incarcération doit disparaître pour les femmes comme pour les hommes !

3

le 18 octobre 2021 19:34:13 par Luisa

Ce qui parait évident pour les uns ne l’est pas forcément pour les autres, alors je précise que le fait avéré, contrôlable et vérifiable, que les femmes, à délits équivalents, sont condamnées moins lourdement que les hommes, ne relève pas d’une générosité quelconque !
Il s’agit de condescendance ! La pire des saloperies, dont les synonymes sont le dédain, la hauteur, la pitié et le mépris qu’une personne accorde en faisant sentir sa supériorité.
Évidemment c’est de l’arrogance et de la discrimination !
Les femmes ne sont pas des mineures à vie, ni des victimes nées, ni des butins !
- Méfions nous de la condescendance !
- C’est une saloperie couramment pratiquée qui devrait faire bondir à chaque fois !