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par Justhom le 19 février 2022

Du respect, Monsieur Macron

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« L’envie et le mépris sont des alliés naturels. »
Lao She (Un fils tombé du ciel)

Monsieur Macron, vous avez « envie » d’être à nouveau candidat à la fonction de Président de la République mais vous hésitez... Vous craignez que ceux et celles qui votent vous renvoient, vous licencient, bref ne veulent plus de vous. Je suis persuadé que si vous pouviez vous « abstenir » de ce passage « imposé », vous n’hésiteriez pas une seconde. D’autant que votre penchant pour l’autocratie est à fleur de peau. Vous rêvez d’être président à vie tant vous aimez le pouvoir. Lorsque je vous vois apparaître l’air martial, vous me donnez des frissons. L’avis du peuple vous indiffère totalement. Vous l’avez démontré en affichant à son encontre un mépris crasse pendant votre quinquennat, qui s’achève. Si le peuple mettait un coup d’arrêt à vos ambitions, là, c’est votre superbe qui en prendra un sale coup.

Comme vous n’êtes guère courageux, vous envoyez en première ligne, en éclaireuse, votre épouse « la Première dame », pour déminer, baliser le terrain et prendre la température électorale.

Comme dit le proverbe : qui se ressemble s’assemble !
C’est avec beaucoup de retenue mais aussi une arrogance complice qu’elle balise le terrain. Ainsi, elle tient des propos qui se veulent insignifiants mais éclairants. Elle susurre, j’ai entendu mon mari dire qu’il a « envie », sans plus de commentaire sur sa probable candidature, à un nouveau mandat. Ce qui ne l’a pas empêchée de se dire inquiète de la tournure que prend la campagne électorale : « Je crains la violence, je crains la haine, je crains aussi cette espèce de crescendo permanent, on va de plus en plus loin... Pourquoi s’en prendre de cette manière aux élus, avec autant de violence, où est la limite ? »

Mais, Madame la Première dame, vous vivez en dehors des réalités, la violence ce sont les élus(es) et ministres qui en sont à l’origine par les lois scélérates et antisociales qu’ils/elles cogitent en conseil des ministres sous la présidence de votre mari. Ces lois sont votées par une majorité de députés(es) carpettes, toutes et tous acquis au diktat de votre époux.

Des petites phrases qui n’ont rien d’innocentes.
« Tout ce qui est l’autorité me donne envie d’injurier. »
Paul Léautaud (Journal littéraire)

La violence c’est également et surtout votre président de mari qui y participe et qui en est le chef de guerre par de petites phrases qui ne sont pas innocentes et qui montrent à quel point ce grand bourgeois et millionnaire n’a aucune considération pour « son peuple ».

Il est important de rafraîchir les mémoires afin que les personnes qui s’apprêtent à se cacher dans les isoloirs pour accomplir « leur devoir » de citoyen (sic), pour se désigner un « maître » ne recommencent pas sempiternellement la même erreur. Qu’elles prennent conscience qu’elles sont capables en s’organisant collectivement, dans leurs diversités de gérer leurs vies sociales et que désobéir aux ordres et aux actes des autocrates... est un acte responsable.

Oui, Monsieur Macron le peuple il faut le respecter et cesser de l’insulter, sans lui vous êtes peau de balle ! Vous n’avez pas attendu d’être « élu » président pour afficher tout votre mépris vis-à-vis de lui, et dire ce que vous en pensez.
Je citerai ici quelques petites phrases mais grandes par leurs significations que vous avez prononcées pour qualifier les travailleurs et les travailleuses afin que ces dernières et ces derniers s’en souviennent, vous rendent la monnaie de votre pièce, s’abstenant le jour de l’élection présidentielle.

Il y a eu : « Les illettrées de GAD », « Les ivrognes du Nord », « Certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes... », « Je ne céderai rien ni aux fainéants, ni aux cyniques », « Je traverse la rue, je vous trouve du travail », « On met un pognon de dingue dans les minima sociaux », « Des Gaulois réfractaires au changement »... Et « Je veux emmerder les non-vaccinés ».

Voilà quelques petites phrases qui n’ont rien d’anodines et qui devraient donner à réfléchir !

Monsieur Macron, votre comportement et vos paroles envers le peuple ont été et sont insultantes. Elles prouvent que vous le méprisez. La seule chose qui vous importe, c’est le pouvoir et la fonction suprême, la présidence de la République. Il s’agit pour vous de servir ceux qui vous ont fait, vos amis(es), les vôtres, les milliardaires et les les patrons.
Mais pour cela, il y a une étape à franchir passer par la voie électorale (que vous prétendez démocratique). Il s’agit pour vous de légitimer une forfaiture car une fois « élu » vous irez clamer que vous êtes l’élu de tous les Français.

Cette voie électorale dont j’en suis persuadé vous n’hésiterez pas à vous en émanciper, à l’ignorer si elle devient pour vous un obstacle pour assouvir vos ambitions et l’accession au pouvoir, au nom de la démocratie.

La démocratie que vous présentez comme le summum de la liberté est en réalité un piège. C’est un mensonge. Si chaque Français à la possibilité de voter, de s’exprimer, de choisir son maître cette liberté dure quelques secondes le temps de passer par l’isoloir et de déposer son bulletin de vote dans l’urne.

La liberté, une impasse, non, la démocratie représentative n’est pas libératoire, ce n’est qu’une illusion.
Une fois ces gestes irresponsables accomplis, comme ils disent « le devoir accompli » il en sera fini de votre liberté, votre horizon sera bouché. Vous avez voté, maintenant, taisez-vous. Ne remettez pas en cause les décisions prises par vos maîtres. Ne manifestez pas votre mécontentement sinon je ferais donner ma police pour que « l’ordre » soit respecté et ma justice vous condamnera. Au nom de ma démocratie !

A vous entendre, la France est une démocratie, qu’il n’y a pas mieux. Cela relève de la manipulation et de l’imposture intellectuelle, même si vous y mettez un bémol en ajoutant que c’est imparfait. Là, vous fustigez les abstentionnistes, car ils refusent de cautionner l’imposture électorale. En fait, vous les accusez de ne pas respecter la démocratie alors que le système permet de s’exprimer, de choisir (sic !)

C’est commettre un véritable hold-up car c’est priver le peuple de gérer ses affaires lui-même en le maintenant dans le carcan de la violence policière et de la Justice. C’est nier le fait que d’autres solutions existent comme la démocratie directe et le mandat impératif. C’est également considérer le peuple comme étant incapable. C’est le mépriser. Il s’agit de le maintenir dans ses chaînes.

A l’État-nation, le fédéralisme autogestionnaire est une solution qu’avancent les anarchistes. Ce fédéralisme concerne tous les membres de la société qui, en libre association, se regrouperont selon leurs affinités et en reconnaissant les diversités pour bâtir une société où les mots comme entraide, coopération, liberté, égalité et solidarité ne seront plus galvaudées.
Le fédéralisme autogestionnaire permettra aux citoyens(e) selon leurs volontés d’être partie prenante de la vie sociale et de participer à la gestion sociale et économique des entreprises et des communes. Et ce, sans intermédiaire, sans dirigeant, sans institution décisionnaire, sans exploitation patronale, sans domination politique, sans soumission...

Justhom (Groupe de Rouen)
PAR : Justhom
Groupe de Rouen
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1

le 20 février 2022 08:41:56 par Luisa

Toute sa vie, depuis le berceau, lui et ses semblables, ont été bordés ( ées ) de soie et bercés ( ées ) de certitudes ! Alors, forcément, au bout d’un moment ces individus finissent tous et toutes par croire aux mensonges entendus depuis toujours !
Sauf que quand quotidiennement on peut déplacer des conteneurs d’ordures de 200 kg, voire plus, c’est qu’on peut déplacer avec une extrême dextérité des assistés ( ées ) pour qui c’est banquet tous les jours !!