Littérature > La résolution d’octobre du rat noir
Littérature

par Patrick Schindler • le 29 septembre 2026
La résolution d’octobre du rat noir
Lien permanent : https://monde-libertaire.net/index.php?articlen=9227

Numéro très éclectique pour ce mois d’octobre. Il démarre en France avec La Petite Bonne de Bérénice Pichat, L’Enragé de Sorj Chalandon, suivis du Rapport de Brodeck de Philippe Claudel. Nous partons ensuite sur les pas de Sonia ou l’avant-garde de Michel Levy pour finir par Pisser dans les cours d’eau de Serge Haston ! Après avoir quitté la France pour le Japon et La Maison où je suis mort autrefois de Keigo Higashino, nous marquerons un dernier arrêt en Italie avec Le Porc-épic d’acier, un essai de Luciano Canfora.
.jpg)
« L’interviewer est de ceux qui ne comprennent pas les silences » André Gide
Bérénice Pichat : La petite Bonne
.jpg)
En commençant La Petite bonne (éd. Livre de Poche) on est surpris par la forme narrative utilisée par Bérénice Pichat dans son roman. Est-ce le journal d’une petite bonne parisienne dans les années 30, un poème en prose censé nous faire partager son quotidien ou une alternance des deux ?
Est tout d’abord évoqué, sous la seconde forme, le quotidien des gens qui se lèvent aux petites heures de la nuit. Ces « invisibles qui n’existent pas et moins encore aux yeux de leurs maitresses bourgeoises au service desquelles elles se fatiguent à tout faire net, à se faire discrètes et efficaces et devant vivre avec un homme, un prolétaire s’épuisant à gagner trois sous » ?
Alexandrine cette jeune femme simple, courageuse et résignée en fait partie. Elle nous explique alors que sa nouvelle patronne, lui en demande un peu plus que ses précédentes. En sus du ménage et des courses, cette dernière devant se rendre en province « pour se reposer » lui a ordonné de s’occuper de Blaise, son mari, un ancien pianiste devenu « ce naufragé passif, vissé dans son handicap hérité de la guerre et se condamnant au silence des jours qui passent sans espoirs, sans autre occupation que de regarder la vie à travers une fenêtre du salon condamné après cette foutue guerre à n’être qu’un résidu ».
Le jour de sa nouvelle prise de fonction, la petite bonne a du mal à s’adapter « à la présence gênante » de Blaise et réciproquement. Au bout de trois jours où les deux protagonistes ont passé leur temps à s’observer, à se jauger et à supputer, on en arrive à se demander sur quoi ce face à face va bien pouvoir déboucher. Profitant de l’absence de Madame, Alexandrine commence alors à farfouiller partout dans la maison, cherchant à découvrir l’histoire cachée de ce couple improbable et de leur secret.
Nous sommes dès lors emportés en un flot irrépressible de révélations. D’un côté celles d’Alexandrine, des petites gens et de leurs misères et de l’autre, celles des gueules cassées « ces hommes enfants, mauvais souvenirs morphinés qu’on déplace, qu’on lave, nourrit et qu’on répare »… C’est de ce flot que peut naitre un très grand petit roman !
Une passagère clandestine de saison..
Sorj Chalandon : L’Enragé

En 1934, la révolte de cinquante-six jeunes délinquants ou pupilles du Bagne pour mineurs de Belle-Ile-en-mer a inspiré plusieurs écrivains, dont Jacques Prévert et Jean Genet. Pour sa part, L’Enragé (éd. Livre de Poche) du journaliste-écrivain Sjor Chalendon nous invite à découvrir l’histoire de Jules Bonneau (et non de Jules Bonnot et sa bande!) un personnage qui lui aussi bien existé, mais dont on sait très peu de choses.
Jules Bonneau est le seul de tous les révoltés à avoir réussi à quitter l’île.
Son histoire romancée par l’auteur démarre en 1932. Il est alors âgé de 18 ans. La Teigne est son nom de guerre «un surnom que j’ai gagné et personne n’a le droit de l’utiliser car je l’ai gagné à la force de dents brisées ». Il enchaîne : « Pour survivre ici, il faut être en granit. Pas une plainte, pas une larme, pas un cri, pas un regret. Rester droit, sec, nuque raide. Tant pis pour les coups, les punitions, les insultes. Toujours préférer le loup à l’agneau ».
Et de nous décrire toute crue, la terreur qui règne dans l’établissement avec « ses matons hurleurs et suant l’alcool aux gestes lourds, nous surveillant étroitement sous la douche ou nous faisant mettre nus à la moindre punition, les caïds se faisant sucer par les petits, leurs gitons »… Un bagne qui avait déjà connu une révolte de sept « pensionnaires » évadés en galoches » et retrouvés douze jours avant le moment même où Jules avait décidé de prendre la plume. C’est alors qu’il nous confie n’avoir qu’un seul rêve : tuer le digne représentant de l’autorité aveugle du camp.
Dans ce triste lieu où les jeunes prisonniers n’ont le choix qu’entre jouer aux apprentis marins à bord d’un vaisseau-école « cette baleine échouée dans la cour » ou bien, travailler à « la ferme » située à quatre kilomètres du bagne « mais que l’on atteignait qu’après avoir traversé le village aux familles inquiètes, aux touristes curieux, ces bourgeois pétochards qui n’avaient d’yeux que pour la crème des colons, l’élite de la fanfare, les seuls sachant lire et écrire ».
Seules exceptions à ce triste tableau, le médecin du bagne, son infirmière et son aumônier, un exalté totalement hors sol !
Au fil des pages, Jules ne nous épargnera rien de son enfance misérable et de son adolescence tourmentée, de ses vols d’enfant affamé etc. Ceci jusqu’à son arrivée à la colonie pénitentiaire. Parvenus au premier quart du livre nous voilà rendus au jour du 26 août 1934, tandis que la révolte gronde à la suite de l’arrivée d’un nouveau directeur. La révolte certes, mais comment ensuite s’échapper d’une île de 17 km2 sur 9 et à la population hostile. Ces heures-là, nous allons les vivre entre vrais et faux espoirs, aux côtés d’un Jules de vingt ans et de Camille, son petit protégé martyrisé par les grands. Et ce, bien que Jules nous dise à ce sujet « Je déteste les innocents. J’ai plus d’appétit pour le bourreau que pour ses victimes »…
Dans le cours du récit, nous apprendrons pour quelles raisons ce bagne fut ouvert après la révolution de 1848, et dans lequel passèrent les communards avant d’accueillir des mineurs. Nous partagerons la dure condition « des pêcheurs bretons aux grands cœurs ». Nous croiserons aussi l’ombre de Jacques Prévert, une courageuse faiseuse d’anges et assisterons même à une réunion nationaliste des Croix-de-Feu… La fin historique et héroïque de Jules Bonneau en 1942, ne nous sera révélée que dans l’épilogue.
Deuxième passager clandestin avec ce duo de Jean Guidoni et Juliette
Philippe Claudel : Le rapport de Brodeck
.jpg)
.jpg)
Dans les premières d’entre elles, nous sentons que quelque chose de terrible vient de se passer un soir à l’auberge du village tandis que Brodeck y était descendu dans la seule intention d’y acheter du beurre. Or, plusieurs habitants l’on retenu tandis que le maire lui a intimé d’écrire un rapport sur ce qui vient d’avoir lieu dans l’auberge, « puisqu’il est le seul à savoir bien écrire ». En se remémorant l’ambiance des jours précédents, Brodeck commence à avoir la conviction tous les personnages présents s’en sont pris à « l’Anderer », cet étrange étranger venu un beau jour s’installer parmi eux. Un original pour les uns, un mystère, une énigme pour les autres.
« Être innocent au milieu des coupables, c’est somme toute la même chose que d’être coupable au milieu des innocents. Mieux vaut ne jamais avoir raison, c’est une chose qu’on vous fait ensuite toujours payer très cher. » En rentrant chez lui, Brodeck prend alors la décision d’écrire son journal parallèlement au rapport exigé par le maire.
C’est ainsi que nous allons remonter le temps en suivant le fil de son histoire personnelle à coup de flashback incessants et il faut bien le dire parfois désordonnés « J’ai besoin pour cela de m’isoler pour mettre de l’ordre dans cette terrible histoire. Mais on ne commande pas si facilement à sa mémoire, on peut juste parfois essayer de l’endormir un peu ». Nous allons pourtant revivre avec lui ses années d’université dans la capitale du pays alors livrée à la montée de l’intolérance jusqu’à son paroxysme : cette fameuse nuit de la « Pürische Nacht ». A découvrir.
Au fil des chapitres nous comprendrons que notre héros fut déporté dans un camp, mais surtout qu’il fut l’un des seuls à à pouvoir en sortir « Moi, j’ai choisi de vivre, et ma punition, c’est ma vie. Si mon récit ressemble à un corps monstrueux, c’est parque qu’il est à l’image de ma vie », nous confiera-t-il. Plus loin, nous apprendrons ce qu’il advint pendant ce temps à sa femme restée au village, alors occupé. Brodeck nous fera aussi partager dans son journal les moments passés aux cotés de l’Anderer après son retour, sans compter ceux passés en compagnie de tous les individus composant le village. Pour la plupart des paysans vulgaires, violents et portés sur l’alcool.
Ceci, pour une idée du fil conducteur qui guide ce récit poignant d’un homme revenu de tout, mais n’ayant pas pour autant perdu le contact avec la nature. Ce qui nous vaudra les plus belles pages de ce livre pour essayer de compenser la terrible cruauté des hommes !
Michel Levy : Sonia ou l’avant-garde
.jpg)
Ainsi est rédigé le feuillet que Viktor, le héros de Sonia ou l’avant-garde (éd. Infimes) trouve un jour dans sa boite aux lettres. Alors que depuis des années, il essayait de vivre le plus discrètement possible, sous un faux nom dans le faubourg reculé d’une ville. Nous en connaitrons la raison un peu plus tard. « Depuis longtemps je ne me préoccupais plus que du nécessaire ».
Qui a bien pu lui glisser ce petit mot et surtout pourquoi ?
Viktor, ce septuagénaire désabusé « rebelle inerte détaché du passé et du monde comme une barque l’ancre rompue ». Un homme qui, ayant renoncé à l’action, vivait dans l’anonymat entouré de ses seuls livres « J’avais toujours compté sur les livres comme sur une colonne vertébrale qui m’empêcherait de m’amollir complètement ». Alors, que faire sinon attendre la probable visite de cette fameuse Blondie ?
Elle finit par se manifester un matin. Ne cache pas ses idées révolutionnaires et lui avoue qu’en fait son prénom est Sonia. Viktor, d’abord sceptique et méfiant est réticent à se laisser embarquer contre son gré dans le groupe de Sonia. Ces derniers se réclamant d’un communisme originel anti-autoritaire « Nous ne sommes ni marxistes, ni léninistes ni trotskystes, nous sommes émancipés du culte des personnes et de l’orthodoxie de telle ou telle pensée ». Petit groupe autonome ayant pour modèle la société égalitaire des Trypillia en Ukraine, entre le 5000e et le 3000e siècle avant notre ère.
Lors de conversations dans des lieux sécurisés, Viktor prend conscience combien depuis son retranchement volontaire quasi autistique, le pouvoir s’est emparé du monopole et du contrôle de l’information. Et combien d’individus en face de lui sont comme paralysés, atteints d’une forme de syndrome de Stockholm « bannissant silencieusement, obscurément toute idée de se révolter », le conditionnement des esprits s’étant aggravé. Sous l’influence d’une Sonia très déterminée - malgré le handicap d’une maladie incurable, Viktor sent monter en lui le vent de la révolte et retombe sur terre. Continuer à se préserver ou réagir ? Après une longue et mure réflexion, il décide de se lancer dans l’aventure. Il va sans dire que nous allons l’y accompagner, ferons connaissance avec des personnes des plus attachants et en nous méfiant nous aussi des traitres… Et pour notre plus grand plaisir, le texte fleurit de citations bienvenues de Bertold Brecht, de Pier Paolo Pasolini, Henri Michaux, Simone de Beauvoir, George Orwel, Albert Camus et autres Albert Einstein…
Serge Haston : Pisser dans les cours d’eau

Ce livre est divisé en trois parties, qui vont nous mener chronologiquement « au bout de la Russie en guerre » puis, « dans la verticale du vide américaine » et se terminer durant « un été dans le bourbier gaulois ».
Pour la première partie, l’auteur part d’abord en solitaire et donne le ton en nous racontant ses échanges durant son séjour dans une famille arménienne attachante, en attendant de « pouvoir jouer à saute-mouton avec l’embargo financier en Russie ». Serge Haston nous explique comme il se doit, les raisons pour lesquelles il a décidé de visiter la Russie en autostop en 2023, « du plus près au plus loin de la ligne de front » et avec la difficulté supplémentaire de trouver un endroit où dormir chaque nuit. Premier arrêt dans une Sébastopol anciennement ukrainienne et assiégée par la Russie. Quelle que soit l’origine de ses habitants, trois maîtres mots règnent à l’unisson dans cette ville : « Famille, Foi et Tradition ». Nous serons ensuite témoins d’une curieuse rencontre en Tchétchénie et entendrons un discours très machiste et Europeanophobe sur « ces occidentaux qui puent et sont dévoyés ». Un réquisitoire ponctué comme un peu partout en Russie de récurrents « bite et couille ». Ambiance ! L’auteur parviendra-t-il à s’entretenir avec des femmes locales ? Direction la région du bassin de la Volga où la victoire contre les nazis est caricaturalement magnifiée. Première peur panique en Oural où un gentil garçon le jour est susceptible de se transformer un ours violent une fois imbibé... A chaque étape son ambiance, mais partout le sigle Z (Victoire) et les rubans de St Georges (symbole de l’armée) flottent. Autre discours récurrent : la Russie comme le rempart de l’occident, « un pays où il fait bon vivre, où tout le monde se parle bien mais qui hélas, n’est plus Une comme dans le passé ». Nostalgie (quand tu nous tiens !). Propos quasi unanimes autant chez les routiers anciens truands, ces « drogués de la route » que chez les saisonniers exploités dans les zones pétrolifères et ailleurs. L’ambiance changera du tout au tout lorsque notre voyageur atteindra le Vladivostok aux influences nettement chinoises.
Pour la deuxième partie, nous embarquons pour les Etats-Unis du « juste avant le Trump 2, ». Serge étant en compagnie cette fois-ci de ses deux complices Nicolas Cortès et Louis Borel. Tous trois ayant pour principe commun de refuser de faire du journalisme reporter itinérant, mais de pratiquer un journalisme « à hauteur des gens ». Et ceci en traversant le pays du sud au nord à travers les fameux « Crossing states, ces états que les américains ne font que traverser ». Premier arrêt à Bandera (Texas) « un bled de fous furieux » en période de chasse au chevreuil. Une âme charitable les aura pourtant avertis « Lorsqu’on pense différemment ici, il vaut mieux se taire ». Autre ambiance délirante chez fous de dieu suprémacistes, à la frontière entre l’Oklahoma et l’Arkansas. Les trois garçons arriveront-ils à atteindre leur but : visiter les abattoirs d’une petite ville du Kansas « qui compte plus de vaches que d’habitants » et où il s’en passe de belles ? Plus loin au nord, rencontre avec une « allumée » et son musée dédié aux frères Dalton, puis avec un cow-boy réactionnaire et mélancolique… Plongeon au cœur de la misère et de la fierté des Sioux du Dakota sud, « à la langue qui se meure » et soumis aux incohérences et desiderata de la responsable d’une organisation d’état chargée des subventions… Petits ennuis techniques à la lisière de la frontière canadienne avant une dernière étape à Chicago « une bolée d’air moderne, un melting-pot après la traversée du désert conservateur »… Ca veut tout dire !
Enfin, notre trio de « pieds nickelés en Panda » s’était donné pour objectif dans la dernière partie de ce récit de « mettre le doigt sur le malaise français, puisque visiblement malaise il y a ». Premier arrêt dans la vallée de la Roya (Préalpes), la porte d’entrée de l’immigration clandestine « où comme partout les langues ne commencent à se délier qu’une fois rendus dans le café du coin ». Avis très partagés sur la question. Autre ambiance que celle du pèlerinage des Saintes-Maries-de-la-mer (Camargue) où un « joyeux bordel » nous attend, nous lecteurs, avec en prime un petit cours d’histoire passionnant sur celle des Gitans en France au début du XXème siècle. Edifiant. Au prochain arrêt, cette question : « le Pays Basque est-il vraiment en France » ? Stop à Tarnac, cette ville du Limousin « devenue une parodie d’elle-même ». Mélange explosif à Lyon entre la sortie d’une messe en latin, un bar fréquenté par des « patriotes » et les propos d’une militante désabusée, issue de l’immigration regrettant le vieux temps de l’intégration. Oyonnax (Ain) : la ville coupée en deux, avec une vision croisée, celle des jeunes de la cité et celle d’une marchande de jouets. Dans le Doubs : la mémoire vive des Peugeot, en Moselle celle des Hauts fourneaux. Prise de température entre les deux tours dans le Nord Picardie, un arrêt à Calais « où la mer donne envie de se jeter dedans pour la réchauffer ». Rencontre avec un responsable du Centre d’accueil aux réfugiés (10 M en un an !) et avec des réfugiés soudanais en galère. Petit crochet dans le Finistère avec pour gageure de faire parler les employés des fameux élevages porcins (comme aux USA). Relents de « France éternelle » ensuite, au populeux et populaire Puy du Fou (Vendée). Terminus à la base de loisirs de Cergy Pointoise « autour d’un étang où le niveau de l’eau est maintenu grâce à la pisse des enfants ».
Est-ce une raison pour « pisser dans les rivières » ? Tout cela pour dire qu’on ne s’ennuie pas une seconde lors de ces périples avec nos trois « invendables » héros qui avouent pour finir avoir surtout fréquenté « les comptoirs pour cerner les histoires qui font rire ou pleurer dans ce monde de fous » !
Bravo les artistes !
Keigo Higashino : La maison où je suis mort autrefois

.jpg)
Durant le voyage, chacun livre ses confidences à l’autre sur ce qu’ils ont vécu depuis leur rupture. Elle, femme mariée à un homme d’affaire indifférent et mère. Lui, toujours célibataire. Arrivés dans la fameuse maison, rien ne revient à la mémoire de Sayaka. Mais petit-à-petit, quelques embryons de souvenirs lui reviennent provoqués par le journal du petit Yasuka, un petit garçon y ayant vécu. Mais plus le couple va avancer dans ce qui va devenir une enquête sur le gamin et sa famille, plus le passé va se dérober. Jusqu’à ce que Sayaka découvre qu’en fait, elle avait connu le petit garçon qui était victime de maltraitance. Mais surtout, quel mystère se cache dans les murs de cette maison qui semble abandonnée depuis des années et où toutes les horloges semblent s’être arrêtées à la même heure ? Et si la maison se mettait enfin à parler comme pour s’alléger du poids de son lourd secret, Sayaka finirait-elle par recouvrer la mémoire ?
Question qui nous tiendra en haleine jusqu’au terme de ce récit bien ficelé et palpitant.
Luciano Canfora : Le Porc-épic d’acier

Nous verrons comment la Révolution française bouleversa les choses séparant, comme l’auteur va nous le montrer, les adeptes du progrès des réactionnaires avec au centre, la question coloniale. Vu la variété des éléments abordés dans cet essai, nous nous contenterons ici d’indiquer les principaux axes d’une réflexion sur l’histoire qui nous mènera lentement mais sûrement, à la situation actuelle. C’est-à-dire : l’opposition entre les Etats-Unis et l’Europe dans une logique de réarmement général. Luciano Canfora en analysera pour nous les conséquences. Un autre volet sera consacré au Pacte Atlantique, « ce Saint Graal de l’Occident », à l’OTAN et à leurs positions face à la révolte du monde colonisé.
Et quid de l’évolution de la situation mondiale après la chute de l’URSS ? Quid du nouvel affrontement USA/UE « aux couleurs d’une guerre commerciale » ? Et si, comme va nous le prouver l’auteur, l’occident n’avait jamais cessé d’être autre chose qu’un outil de propagande pour justifier la colonisation du monde ? « Un occident à présent aux prises avec de profondes divisions mais uni contre un Orient changeant de visage et se déplaçant sur la mappemonde au gré de l’histoire » ? Enfin, tandis que « le mouvement expansionniste se combine à une politique d’endiguement de tout ce qui est perçu comme une menace et que les Etats-Unis désarçonnent leurs alliés en se retournant contre eux », se demande Luciano Canfora, « n’est-il pas temps de déconstruire la chimère du concept occidental » ?
C’est bien ce qu’il a tenté de faire dans ce petit essai qui vole très haut et nous propose arrivé à son terme, « une piste intéressante pour sortir du marasme mondial actuel ».
Si seulement !
Patrick Schindler
Groupe de Rouen
Un dernier passager clandestin qui date de 1983 à découvrir ou à redécouvrir. 16 minutes de manifeste...
PAR : Patrick Schindler
Groupe de Rouen
Groupe de Rouen
SES ARTICLES RÉCENTS :
Septembre: Le rat noir, ses livres précieux et ses passagers clandestins cachés au fond du cartable
Août 2026 :
En attendant l’été, le rat noir...
"Il y a des mai qui tiennent" pense le rat noir
En avril, le rat noir ne se découvre pas au fil de la lecture
Que nous propose le rat noir pour ce court mois de février ?
V’là l’printemps qui s’annonce et l’rat noir qui s’ramène...
En route pour un nouveau tour de manège, rat noir !
Décembre, le rat noir a un scoop : Dieu existe. C’est le Père-Noël qui lui a dit.
"Qu’on me laisse à mes souvenirs de lecture" fredonne le rat noir en ce mois de novembre.
En octobre le rat noir lira-t-il des octosyllales à l’octopode octogénaire ?
Septembre, des livres plein le cartable, le rat noir fait sa rentrée
Qui est in et qui est août ? se demande le rat noir
Juillet, rat noir, qu’est-ce que tu lis pour les vacances ?
Le Rat noir a lu Guy Pique
Mai, ou, et, donc, le rat noir ?
C’est le printemps, avril, le rat noir est de retour.
Sur le calendrier du rat noir, au mois de février, les jours s’allongent peu à peu
"Monsieur Janvier, c’est des livres francs" exige le rat noir.
Décembre, le rat noir a rempli sa hotte
A Athènes, Exarcheia est toujours bien vivante : La Zone, un nouveau lieu de rencontre libertaire vient d’ouvrir ses portes !
Le rat noir fera craquer les pages blanches, octobre tiendra sa revanche
Les livres portent déjà les couleurs de septembre et l’on entend, au loin, s’annoncer le rat noir
Le raout du rat (noir) en août
Les livres du rat noir de juin, les livres du rat noir de juin
Mai, mai, mai, Patrick mai... Mai, mai, mai, rat noir !
"Nous roulerons comme les écrivains roulent Ni riches, ni fauchés... Viens être mon rat noir d’avril Viens, nous allons briser toutes les règles"
Mars : "Un pas, une pierre, un rat noir qui bouquine..."
Février de cette année-là (2024) avec le rat noir
Janvier, une nouvelle révolution... terrestre*. Et le rat noir, toujours là.
Décembre : pas d’hibernation pour le rat noir.
Novembre, le rat noir toujours plongé dans des livres.
lectures d’octobre avec le rat noir
Sœurs ensemble, tu n’es plus seule !
Les vendanges du rat noir. Septembre 2023, un bon cru...
Le rat noir est "in" pour ce mois d’août
Lunettes noires pour un rat noir, voilà juillet.
Gay Pride d’Athènes 2023 en une seule photo !
Le rat noir répond à l’appel de juin
En mai le rat noir lit ce qui lui plait (mai 2023)
En avril le rat noir ne se découvre pas d’un livre
Athènes . Rendez vous féministe et solidaire était donné le 8 mars
En Arès, le rat noir hellénophile attend le printemps.
Hommage au philosophe, René Schérer
Pour un mois de février à ne pas mettre un rat dehors...
Le rat noir a fait au gui l’an neuf : merveille : son œuf mensuel.
Grèce. Un Rom de 16 ans tué par un policier pour un vol à 20 €
Pour finir l’année avec le rat noir
Commémoration du 17 novembre 1973, hier à Athènes
Ballade en novembre pour le rat noir
Finies les vendanges en octobre, le rat noir fomente en tonneau
"C’est en septembre que je m’endors sous l’olivier." rêve le rat noir
Coming août, voici le rat noir.
Le rat noir lit à l’ombre en juillet
Gay Pride Athènes 2022
En mai, le rat noir lit ce qui lui plaît.
En avril, le rat noir ne se découvre pas d’un livre.
Encore un peu du rat noir pour mars
Le rat noir de mars
Vite, le rat noir avant que mars attaque...
Février de cette année-là, avec le rat noir.
Une fin de janvier pour le rat noir
deux mille 22 v’là le rat noir
Le Rat Noir de décembre...
Un rat noir de fin novembre...
Début novembre, le rat noir est là
Octobre, nouveau message du rat noir
revoilà le rat en octobre
Le message du rat noir, fin septembre
La rentrée du rat noir
La fin août du rat noir
Mi-août, voilà le rat noir !
Le rat noir, du temps de Jules au temps d’Auguste
Le rat, à l’ombre des livres
Interview de Barbara Pascarel
Le rat noir, fin juin, toujours le museau dans les livres
Un bon juin, de bons livres, voilà le rat
On est encore en mai, le rat lit encore ce qui lui plait
En mai le rat lit ce qui lui plait
Fin avril, le rat noir s’est découvert au fil de la lecture
Un rat noir, mi-avril
Une nouvelle Casse-rôle sur le feu !
Qu’est Exarcheia devenue ?
V’là printemps et le rat noir en direct d’Athènes
Le rat noir de la librairie. Mois de mars ou mois d’arès ? Ni dieu ni maître nom de Zeus !!!
Librairie athénienne. un message du rat noir
Le rat noir de la librairie athénienne. Février de cette année-là.
Le rat noir d’Athènes mi-janvier 2021
Le rat noir de la bibliothèque nous offre un peu de poésie pour fêter l’année nouvelle...
Volage, le rat noir de la bibliothèque change d’herbage
Octobre... Tiens, le rat noir de la bibliothèque est de retour...
Le rat noir de la bibliothèque pense à nous avant de grandes vacances...
Maurice Rajsfus, une discrétion de pâquerette dans une peau de militant acharné
Juin copieux pour le rat noir de la bibliothèque.
Juin et le rat noir de la bibliothèque
Mai : Le rat noir de la bibliothèque
Séropositif.ves ou non : Attention, une épidémie peut en cacher une autre !
Mai bientôt là, le rat de la bibliothèque lira ce qui lui plaira
Toujours confiné, le rat de la bibliothèque a dévoré
Début de printemps, le rat noir de la bibliothèque a grignoté...
Ancien article Des « PD-anars » contre la normalisation gay !
mars, le rat noir de la bibliothèque est de retour
Janvier, voilà le rat noir de la bibliothèque...
Vert/Brun : un "Drôle de couple" en Autriche !
Ancien article : Stéphane S., le poète-philosophe libertaire au « Sang Graal »
Algérie : l’abstention comme arme contre le pouvoir
Décembre 2019 : Le rat noir de la bibliothèque
1er décembre, journée mondiale contre le sida : les jeunes de moins en moins sensibilisés sur la contamination
A Paris, bientôt de la police, partout, partout !
Les Bonnes de Jean Genet vues par Robyn Orlin
N° 1 du rat noir de la bibliothèque
En octobre et novembre le ML avait reçu, le ML avait aimé
Razzia sur la culture en Turquie
Ces GJ isolés qui en veulent aux homos !
Service national universel pour les jeunes : attention, danger !
Vers l’acceptation de la diversité des familles dans la loi ?
Une petite info venue de Grèce
Le philosophe à l’épreuve des faits
La Madeleine Proust, Une vie (deuxième tome : Ma drôle de guerre, 1939-1940)
Loi sur la pénalisation des clients : billet d’humeur
Les anarchistes, toujours contre le mur !
Le Berry aux enchères
Septembre: Le rat noir, ses livres précieux et ses passagers clandestins cachés au fond du cartable
Août 2026 :
En attendant l’été, le rat noir...
"Il y a des mai qui tiennent" pense le rat noir
En avril, le rat noir ne se découvre pas au fil de la lecture
Que nous propose le rat noir pour ce court mois de février ?
V’là l’printemps qui s’annonce et l’rat noir qui s’ramène...
En route pour un nouveau tour de manège, rat noir !
Décembre, le rat noir a un scoop : Dieu existe. C’est le Père-Noël qui lui a dit.
"Qu’on me laisse à mes souvenirs de lecture" fredonne le rat noir en ce mois de novembre.
En octobre le rat noir lira-t-il des octosyllales à l’octopode octogénaire ?
Septembre, des livres plein le cartable, le rat noir fait sa rentrée
Qui est in et qui est août ? se demande le rat noir
Juillet, rat noir, qu’est-ce que tu lis pour les vacances ?
Le Rat noir a lu Guy Pique
Mai, ou, et, donc, le rat noir ?
C’est le printemps, avril, le rat noir est de retour.
Sur le calendrier du rat noir, au mois de février, les jours s’allongent peu à peu
"Monsieur Janvier, c’est des livres francs" exige le rat noir.
Décembre, le rat noir a rempli sa hotte
A Athènes, Exarcheia est toujours bien vivante : La Zone, un nouveau lieu de rencontre libertaire vient d’ouvrir ses portes !
Le rat noir fera craquer les pages blanches, octobre tiendra sa revanche
Les livres portent déjà les couleurs de septembre et l’on entend, au loin, s’annoncer le rat noir
Le raout du rat (noir) en août
Les livres du rat noir de juin, les livres du rat noir de juin
Mai, mai, mai, Patrick mai... Mai, mai, mai, rat noir !
"Nous roulerons comme les écrivains roulent Ni riches, ni fauchés... Viens être mon rat noir d’avril Viens, nous allons briser toutes les règles"
Mars : "Un pas, une pierre, un rat noir qui bouquine..."
Février de cette année-là (2024) avec le rat noir
Janvier, une nouvelle révolution... terrestre*. Et le rat noir, toujours là.
Décembre : pas d’hibernation pour le rat noir.
Novembre, le rat noir toujours plongé dans des livres.
lectures d’octobre avec le rat noir
Sœurs ensemble, tu n’es plus seule !
Les vendanges du rat noir. Septembre 2023, un bon cru...
Le rat noir est "in" pour ce mois d’août
Lunettes noires pour un rat noir, voilà juillet.
Gay Pride d’Athènes 2023 en une seule photo !
Le rat noir répond à l’appel de juin
En mai le rat noir lit ce qui lui plait (mai 2023)
En avril le rat noir ne se découvre pas d’un livre
Athènes . Rendez vous féministe et solidaire était donné le 8 mars
En Arès, le rat noir hellénophile attend le printemps.
Hommage au philosophe, René Schérer
Pour un mois de février à ne pas mettre un rat dehors...
Le rat noir a fait au gui l’an neuf : merveille : son œuf mensuel.
Grèce. Un Rom de 16 ans tué par un policier pour un vol à 20 €
Pour finir l’année avec le rat noir
Commémoration du 17 novembre 1973, hier à Athènes
Ballade en novembre pour le rat noir
Finies les vendanges en octobre, le rat noir fomente en tonneau
"C’est en septembre que je m’endors sous l’olivier." rêve le rat noir
Coming août, voici le rat noir.
Le rat noir lit à l’ombre en juillet
Gay Pride Athènes 2022
En mai, le rat noir lit ce qui lui plaît.
En avril, le rat noir ne se découvre pas d’un livre.
Encore un peu du rat noir pour mars
Le rat noir de mars
Vite, le rat noir avant que mars attaque...
Février de cette année-là, avec le rat noir.
Une fin de janvier pour le rat noir
deux mille 22 v’là le rat noir
Le Rat Noir de décembre...
Un rat noir de fin novembre...
Début novembre, le rat noir est là
Octobre, nouveau message du rat noir
revoilà le rat en octobre
Le message du rat noir, fin septembre
La rentrée du rat noir
La fin août du rat noir
Mi-août, voilà le rat noir !
Le rat noir, du temps de Jules au temps d’Auguste
Le rat, à l’ombre des livres
Interview de Barbara Pascarel
Le rat noir, fin juin, toujours le museau dans les livres
Un bon juin, de bons livres, voilà le rat
On est encore en mai, le rat lit encore ce qui lui plait
En mai le rat lit ce qui lui plait
Fin avril, le rat noir s’est découvert au fil de la lecture
Un rat noir, mi-avril
Une nouvelle Casse-rôle sur le feu !
Qu’est Exarcheia devenue ?
V’là printemps et le rat noir en direct d’Athènes
Le rat noir de la librairie. Mois de mars ou mois d’arès ? Ni dieu ni maître nom de Zeus !!!
Librairie athénienne. un message du rat noir
Le rat noir de la librairie athénienne. Février de cette année-là.
Le rat noir d’Athènes mi-janvier 2021
Le rat noir de la bibliothèque nous offre un peu de poésie pour fêter l’année nouvelle...
Volage, le rat noir de la bibliothèque change d’herbage
Octobre... Tiens, le rat noir de la bibliothèque est de retour...
Le rat noir de la bibliothèque pense à nous avant de grandes vacances...
Maurice Rajsfus, une discrétion de pâquerette dans une peau de militant acharné
Juin copieux pour le rat noir de la bibliothèque.
Juin et le rat noir de la bibliothèque
Mai : Le rat noir de la bibliothèque
Séropositif.ves ou non : Attention, une épidémie peut en cacher une autre !
Mai bientôt là, le rat de la bibliothèque lira ce qui lui plaira
Toujours confiné, le rat de la bibliothèque a dévoré
Début de printemps, le rat noir de la bibliothèque a grignoté...
Ancien article Des « PD-anars » contre la normalisation gay !
mars, le rat noir de la bibliothèque est de retour
Janvier, voilà le rat noir de la bibliothèque...
Vert/Brun : un "Drôle de couple" en Autriche !
Ancien article : Stéphane S., le poète-philosophe libertaire au « Sang Graal »
Algérie : l’abstention comme arme contre le pouvoir
Décembre 2019 : Le rat noir de la bibliothèque
1er décembre, journée mondiale contre le sida : les jeunes de moins en moins sensibilisés sur la contamination
A Paris, bientôt de la police, partout, partout !
Les Bonnes de Jean Genet vues par Robyn Orlin
N° 1 du rat noir de la bibliothèque
En octobre et novembre le ML avait reçu, le ML avait aimé
Razzia sur la culture en Turquie
Ces GJ isolés qui en veulent aux homos !
Service national universel pour les jeunes : attention, danger !
Vers l’acceptation de la diversité des familles dans la loi ?
Une petite info venue de Grèce
Le philosophe à l’épreuve des faits
La Madeleine Proust, Une vie (deuxième tome : Ma drôle de guerre, 1939-1940)
Loi sur la pénalisation des clients : billet d’humeur
Les anarchistes, toujours contre le mur !
Le Berry aux enchères
Réagir à cet article
Écrire un commentaire ...
Poster le commentaire
Annuler

