- Sélection du 9 mars 2017 - Autres nouveaux arrivages -
Vie du journal
par CRML le 9 mars 2017

ÉDITO DU ML N°1786

Dossier : à l’attaque des réacs’ !

On les voit à la télévision, partout sur Internet, dans les bacs des librairies, sur les écrans des cinémas, sur les murs des quartiers, aux grilles des écoles, et même dans les rues où ils défilent fièrement, drapeaux au vent et clamant le retour de l’Ordre, du Roi et le départ des immigrés. Est-ce un retour ? Étaient-ils partis ? Sûrement pas, mais leur voix revient en force : on ne cesse de les entendre, de leur lécher les bottes et de réclamer leur bulletin de vote.

Dans un sale État
par René Berthier le 12 février 2017

Ordre moral et partouze sado-maso

Concernant les déboires de notre pauvre François Fillon, un journal genevois écrit : « C’est comme si un candidat qui s’est construit sur un programme d’ordre moral était surpris en pleine partouze sado-maso ! ».

C’est assez bien vu. Ce garçon qui nous a fait le coup de « Monsieur la vertu », bon catholique et tout et tout, et qui considère que le salaire minimum est trop élevé (charité chrétienne oblige), qui veut faire tailler à coup de serpe ...

Vie du journal
par CRML le 3 février 2017

ÉDITO DU ML N°1785

DOSSIER : ANTIMILITARISME

« Je veux aller de l’avant pour que la liberté ne recule jamais » ; non ce n’est pas une réplique de La Reine de Neiges, ni une citation d’Élisée Reclus.
Non, aujourd’hui, le monopole de la liberté et du progrès est entre les mains de notre belle armée française. Aujourd’hui, « la grande muette » a tendance à l’ouvrir un peu trop. Le bruit de ses bottes dans les gares, ses pubs à chaque arrêt de bus, et cet odieux slogan, entre une chanson de Nirvana et ...

BRÈVES DE COMBAT
> ZADs

Saisie du défenseur des droits sur les violences policières sur la zad

le 19 avril 2018 | PAR PAT DE BOTUL
Après une semaine et demi de violences policières lors de l’opération de destructions de lieux de vie sur la ZAD, des habitant-e-s, des personnes de l’équipe médic et des soutiens se sont constituées en un collectif, « Vigizad », et ont saisi ce matin le Défenseur des droits sur la gravité des événement en cours. Plus de 250 blessé-e-s ont d’ores et déjà été recensé-e-s, mais la
liste n’est pas exhaustive dû aux difficultés d’atteindre tous les blessés et témoins. l’équipe médic a manifesté son inquiétude devant la gravité des blessures auxquelles elle est confrontée, et sur l’accroissement exponentiel de la violence employée. Le défenseur des droits, M. Jacques Toubon, a été alerté sur la dangerosité des pratiques des forces de l’ordre et les graves manquements au code de déontologie de la gendarmerie nationale. Les faits suivants ont été porté à sa connaissance :
- l’usage massif de grenade offensives lancées sans discernement
- l’usage massif de gaz lacrymogènes sur foule inoffensive et sans capacité de dispersion, parfois en tirs tendus
- l’usage non réglementaire de LBD (par exemple sur le torse et le visage)
- le Non-respect de l’article R434-15 du code de sécurité intérieur
- l’usage disproportionné de la force visant à traumatiser la population
Par cette opération, d’une ampleur sans précédent, l’état à décidé d’interrompre le processus de négociation entre la préfecture et la délégation unitaire du mouvement. Pourtant celle-ci avait montré sa volonté de trouver un cadre de régularisation collectif. L’ultimatum du 23 avril pour signer des déclarations d’intentions individuelles nous fait craindre une deuxième phase des opérations avec une montée en puissance des violences policières. En effet, au sein de la gendarmerie des voies s’élèvent pour réclamer plus de moyens et de latitudes dans le but d’imposer un modèle individualiste et par là même de mater et intimider toutes celles et ceux qui se solidarisent. Jusqu’où est prêt à aller M. Macron pour détruire le projet collectif qui s’élabore ici ? Combien de blessé-e-s est il prêt à faire pour étouffer l’idée du commun que nous portons ?
Le collectif vigizad poursuit son travail, portant également son attention sur des thématiques telles que l’entrave à l’accès au soin des blessé-e-s par les forces de l’ordre. Il appelle toutes les personnes ayant été victimes ou témoin de violences de la part des gendarmes mobiles à se manifester par mail (defensedesdroitszad2018@riseup.net).

Le scandale des conditions pour les migrants à Paris

le 19 avril 2018 | PAR PAT DE BOTUL
À Paris, faute d’infrastructure d’accueil, plus de 2 000 exilés peuplent des campements de fortune dans des conditions de vie "contraires aux droits fondamentaux", alerte le Défenseur des droits. Odeur pestilentielle et regards exténués de centaines de personnes en attente...