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par Guy, groupe de Rouen le 13 août 2018

Puisque les gens y sont…

Article extrait du « Monde libertaire » n° 1793 de mars 2018
Puisque les gens y sont, allons-y. Une pince à linge serrée sur le nez, comme souvent.

Prenons la TV ; bon, pas mal de cochonneries, soit ; mais parfois une info, un signe, une alerte.

Cette machine à broyer, à formater, à manipuler est imposée à bon nombre de personnes, sans défense bien souvent.

Actuellement, les JO d’hiver en Corée du Sud sont une preuve supplémentaire de la bêtise audiovisuelle. Rance-Télévision, qui possède la quasi-exclusivité des retransmissions, se livre à une œuvre de décervelage, d’infantilisme, de nationalisme de bas étage, comme rarement il en fut assené.

Le sport, comme pratique, hygiène de vie, n’est pas malsain en soi ; là où cela se gâte, c’est lorsqu’il devient compétition, hiérarchie (sans parler des évocations de transferts, de conditions mirifiques constatées dans des disciplines populaires).

Et le pire de tout survient quand on vient ranger sous un drapeau, une nation, des pratiquant.e.s sportif.ve.s qui n’ont eu comme mérite que d’être né.e.s au même endroit. La loi du hasard, en somme.

Ce qui est infligé au quidam fervent de sport, aujourd’hui, à la TV notamment, dépasse l’ignominie. Il n’y en a que pour les Français.es., les autres n’existent pas.

Quoi ? Un geste, un saut, si beau soient-ils, perdent leur qualité s’ils ne sont pas « bleu-blanc-rouge » ? Et tous, de tomber dans les bras des uns et des autres.

Un rien, peanuts la remarque ? Lorsque l’on considère le nombre de personnes auquel est imposé ce triste message, qui s’articule avec les autres (nationalisme, exclusion de l’autre…), on ne peut qu’être inquiet. Les ravages sournois que creusent ces galeries saumâtres sont difficilement mesurables, mais bien réels. Il nous est arrivé à tous, de se trouver baignés involontairement, dans ces marées peinturlurées aux joues de couleurs nationales, et le dégoût nous forçait la bouche...

Et dans tous les pays, c’est même chose ? Et alors, d’autant plus ! La bêtise n’a pas de frontières, l’ouverture d’esprit, non plus.

Les gens victimes de cette propagande, sont ceux et celles que l’on côtoie jour après jour, dans l’ascenseur, au boulot ; la maladie n’est pas visible mais bien présente et complète toutes les autres : le repli sur soi, la défense du quartier, du pays, de la hiérarchie sociale et économique.
PAR : Guy, groupe de Rouen
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