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par Roland le 23 juillet 2018

Numérique, la nouvelle forme de servitude volontaire

Article extrait du « Monde libertaire » n° 1793 de mars 2018

Le CRML a reçu ce texte sous forme manuscrite dans son casier à la librairie Publico mais vous le livre virtuellement, car nous n’avons pas, hélas, toutes les adresses postales des lecteurs du ML en ligne… Espérant qu’il provoquera un débat sur ce site, nous nous engageons à envoyer les réponses virtuelles à l’auteur, naturellement de façon manuscrite.



Il est de bon ton, à gauche, à l’extrême gauche et aussi chez nombre de libertaires et/ou anarchistes de jeter et d’inciter à balancer sa télé par la fenêtre, voire même à la défoncer… Mais, dans leur grande majorité d’entre eux, d’entre nous, nous vouons un certain « culte » au tout-numérique, à l’ordinateur, smartphone et autres téléphones portables. La nouvelle forme de servitude volontaire, dont le résultat final, et personne ne l’ignore, ce qui peut paraître paradoxal pour nous anarchistes, est la disparition de la vie privée et un renoncement irréversible à notre liberté, le but étant pour les Big Data de transformer radicalement la société dans laquelle nous vivons, afin de nous rendre totalement dépendants, tout en enrichissant, toujours davantage, Big Data, aujourd’hui contrôlé par les USA. 

« En Chine, on considère déjà les USA comme la nation dominante d’hier et Google comme la nation dominante de demain », Charles Edouard Bouée (septembre 2014). 
Les Big Data construisent leur puissance et leur domination contre les individus à plus ou moins long terme, le technologique dominera le politique, transcendant les pouvoirs. Actuellement si les Big Data ferment, le marché boursier s’effondre. Sur le plan écologique, les conséquences négatives sont considérables et exponentielle. En 2012, Google possédait 45 fermes de calcul, chaque ferme consommant en électricité l’équivalent d’une ville américaine de 40 000 habitants, les dirigeants de tous les pays peuvent toujours se réunir dans leur COP 21, 22, 23, etc. Google a reconnu émettre en 2012, 1,5 million de tonnes de CO2, soit l’empreinte carbone annuelle du Burkina Faso. Qu’en sera-t-il demain ? Ne sommes-nous pas victimes plus ou moins volontairement de l’idéologie de la modernisation ? Cette idéologie ne rejoint-elle pas le discours totalitaire qui annule le besoin de penser ?
 
« Le progrès technique est comme une hache qu’on aurait mis dans les mains de psychopathes », Albert Einstein. 
N’est-il pas temps de balancer nos ordinateurs, nos téléphones portables, smartphones, tablettes, etc., et d’en revenir à des organisations sociétales qui ont fait leurs preuves et qui favorisent les relations humaines réelles et non pas virtuelles. Vivons libres et solidaires, nous nous devons de nager à contre-courant, de revenir au naturel, au réel et de bannir le virtuel. Nous devons forger la révolution contre l’aliénation du numérique.

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’un ni l’autre, et finit par perdre les deux », Benjamin Franklin (1755).



PAR : Roland
Liaison Mohamed-Saïd (Laval) de la FA
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