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Anti-capitalisme
par groupe René Lochu le 4 février 2019

Amplifions les luttes !

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Tract pour le 5 février



La puissance sociale qu’a su créer le mouvement des gilets jaunes a mis le Pouvoir politique et économique aux aguets. Les capitalistes d’ici et d’ailleurs craignent des conquêtes sociales dans le cadre français et une contagion par delà les frontières.

Rappelons que l’appareil d’État n’est pas un outil neutre qu’on pourrait piloter à droite ou à gauche selon la sensibilité de celle ou celui qui est aux manettes. Il est un outil, une arme de guerre (un char !) au service des
puissances d’argent. Son équipe dirigeante est à la fois :
- une administratrice des intérêts capitalistes, par une législation adaptée permettant l’optimisation fiscale et la réduction des droits des travailleurs et travailleuses conquis de haute lutte, organisant la répression, tout en donnant l’illusion d’être au service d’un prétendu intérêt général...
- une VRP sans éthique du capitalisme national, ne serait-ce que les ventes d’armes à des pays ne respectant pas les droits humains...
- le fusible protecteur des véritables donneurs d’ordre : le patronat et le monde des affaires, d’ici et d’ailleurs.

Ces missions dévolues à l’État se retrouvent dans l’association d’États qu’est l’Union européenne et les autres organismes internationaux comme le FMI, l’OMC, etc... pour mieux accroître les profits, quitte à saccager les conditions de vie sur la planète. Quoiqu’on en pense, capitalisme et État régalien font bon ménage !

La Charte d’Amiens définissant le rôle du syndicalisme, tel un phare, éclaire plus que jamais le tunnel duquel nous (exploité.e.s et précarisé.e.s de tous bords, du privé et du public voire indépendant.e.s) devons sortir :
"Le syndicat groupe, en dehors de toute école politique, tous les travailleurs conscients de la lutte à mener pour la disparition du salariat et du patronat.
Cette déclaration est une reconnaissance de la lutte de classe, qui oppose sur le terrain économique les travailleurs en révolte contre toutes les formes d’exploitation et d’oppression, tant matérielles que morales, mises en œuvre par la classe capitaliste contre la classe travailleuse. Dans l’œuvre revendicatrice quotidienne, le syndicalisme poursuit la coordination des efforts ouvriers, l’accroissement du mieux-être des travailleurs par la réalisation d’améliorations immédiates, telles que la diminution des heures de travail, l’augmentation des salaires, etc. Mais cette besogne n’est qu’un côté de l’œuvre du syndicalisme : d’une part il prépare l’émancipation intégrale, qui ne peut se réaliser que par l’expropriation capitaliste, et d’autre part, il préconise comme moyen d’action la grève générale et il considère que le syndicat, aujourd’hui groupement de résistance, sera, dans l’avenir, le groupe de production et de répartition, base de réorganisation sociale.
"

De fait nous – anarchistes - soutenons qu’en dehors de la réappropriation des moyens de production et de distribution par les travailleurs et usagers, en autogestion selon le mode qui leur convient (conseil, syndicat, communalisme ou autre donc sans l’appareil de domination et d’oppression qu’est l’État), aucun véritable changement en profondeur n’aura lieu :
- pour l’égalité économique et sociale (sans hiérarchie et sans exploitation),
- pour l’écologie : produire du beau et du durable. La question des besoins collectifs et individuels devant être débattue à l’aune des prélèvements de ressources, de la quantité de travail et des pollutions éventuelles générées qu’ils impliquent.

Notre boussole étant de tout réduire pour gagner en temps libre et en émancipation !

Proudhon avait déjà perçu en son temps la capacité politique des travailleurs pour réaliser directement le socialisme, fondé sur des fédérations, sans État.
Les Gilets jaunes, renouant avec des pratiques du monde du travail devenues trop rares, ont montré que le Pouvoir pouvait vaciller :

-> par l’action directe :
- blocage des ronds-points : donc de la circulation des flux de marchandises et de travailleurs qui font tourner la machine capitaliste,
- manifestations non déclarées et répétitives

-> par l’auto-organisation (prise de décision en assemblée, refus de représentant.e.s...)...

Il faut amplifier le mouvement et ces méthodes.
Pour une société libertaire !
Autogestion et entraide sans frontières !

Groupe libertaire René Lochu, 31 rue Guillaume Le Bartz, 56000 Vannes
mail : groupe.lochu@riseup.net Blog : http://anars56.over-blog.org
PAR : groupe René Lochu
Vannes
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le 4 février 2019 16:52:21 par Eyaflalajokül

Merci à toi pour ce texte il à le mérite de nous remettre en tête les principes que nous partageons . De plus dans ces temps de confusion il est important de ré affirmer ces principes libertaire, pour ne pas se perdre dans des luttes qui ne sont pas les nôtres.