Anarchie dans le monde > ANNONCE À PROPOS DU JUGEMENT EN APPEL À VENIR DE NOTRE COMPAGNON Z.M.
Anarchie dans le monde
par Initiative d’étudiant·es anarchistes d’Athènes • le 13 octobre 2026

ANNONCE À PROPOS DU JUGEMENT EN APPEL À VENIR DE NOTRE COMPAGNON Z.M.

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Initiative d’étudiant·es anarchistes d’Athènes


Le 30 octobre 2025, s’est déroulé le premier jugement de notre compagnon et membre de l’Initiative d’Anarchistes Etudiant·es d’Athènes Z.M. Cette procédure fait suite à la plainte criminelle déposée par le recteur de l’Ecole Polytechnique, Ioannis Hatzigeorgiou, sur la base de photographies prises par le doyen de la Faculté d’Ingénieurs Électriciens, Panayiotis Tsanakas.

Ce premier jugement a abouti à sa condamnation à 14 mois de prison ferme pour dégradation de bien public pour avoir tagué le slogan : « Stop à toute collaboration de l’École Polytechnique avec Intracom », à la Faculté d’Ingénieurs Électriciens. Cette poursuite arrive juste après une intervention de contre-information par notre assemblée à l’École Polytechnique à propos des partenariats de l’Université avec l’industrie d’ armement et de la relation spéciale de Polytechnique avec l’État d’Israël.

Cette condamnation ne consiste pas simplement en un moment où le pouvoir étatique décide de montrer son aspect dur à un anarchiste, mais révèle aussi la continuation d’une politique qui s’attaque à la base sociale ou autrement dit classe des opprimés. C’est le point culminant d’une campagne répressive contre les voix les plus radicales dans l’université publique, lesquelles continuent à rechercher des sentiers collectifs de résistance et de lutte contre la tendance dominante de l’individualisme.

« La punition doit être exemplaire car elle inclut un élément symbolique »
- Représentant de l’École Polytechnique, 31 octobre 2025, Faculté de droit.

Cela constitue un message à l’égard de tous les individus et les collectifs qui ces dernières années, après la nomination du recteur le plus réactionnaire de l’époque post-dictatoriale – Ioannis Hatzigeorgiou –, ont choisi le chemin de l’affrontement direct avec lui et non pas celui du compromis comme l’ont fait certaines forces partisanes de la gauche conservatrice.




C’est une menace directe contre les chercheurs arrêtés pendant la « soirée du chercheur » et en attente de jugement, contre les étudiants-es en lutte arrêté-es après l’évacuation du squat de la fac d’architecture — un jour avant que la loi pour les 13h de travail quotidien soit votée, contre les professeurs qui ont choisis de prendre publiquement position contre le glissement autoritaire de l’école sous le rectorat Hatzigeorgiou, contre les journalistes qui subissent des procès baillons pour leur travail de recherche sur les caméras à l’École Polytechnique.

En réalité cela, en combinaison avec la poursuite disciplinaire du doctorant de la fac d’architecture et tant d’autres, représente un effort d’imposer le régime du terrorisme et du silence. Hatzigeorgiou, Tsanakas et leurs semblables continueront sans cesse leurs partenariats de recherche académique avec les criminels de guerre en série d’Israël ; ouvertement à travers des collaborations telle qu’Intracom, ou indirectement à travers des recherches de technologie de double usage.

« Je ne me souviens pas du contenu du slogan. C’etait suffisant pour moi le fait qu’ils polluaient l’air, le lieu seulement avec leur acte, quelque que soit le contenu. »
- Panayotis Tsanakas 31 oct 2025, Fac de droit.

La caractéristique spécifique de ce procès est le caractère central dont revêt la collaboration de l’État grec avec l’État d’Israël pour l’ensemble du système politique économique local. Si le premier s’efforce de présenter l’image d’un rival digne de la Turquie avec le soutien d’Israël, ce dernier instrumentalise cette situation dans le but de transformer — avec succès — le territoire grec en une profondeur stratégique géopolitique dans une période où les bases États-uniennes à Souda et Alexandroupoli et la mer d’Egée représentent des points d’importance géo-stratégique énorme, à la fois pour la guerre en Ukraine et au Moyen Orient.

Cette alliance est multifaciale et s’exprime sur un plan académique à travers le partenariat de l’Université Grecque avec l’industrie de guerre israélienne. Plus précisément, l’École Polytechnique se trouve au centre de cette collaboration et constitue son pilier principal en permettant à l’État d’Israël d’avoir accès à tout le processus de recherche qui s’effectue à cette période à travers les programmes « Rearm Europe », etc.

En outre, la réglementation de l’article 2 du cadre de fonction et de financement ELKE de l’École Polytechnique rend clair que des programmes de recherche de telle sorte sont invalides et illégaux. Et c’est exactement pour cette raison que Hatzigeorgiou a essayé de réviser la réglementation peut après la condamnation de notre compagnon. Par conséquent, non seulement la déclaration de Tsanakas devant le tribunal n’est pas valable du tout (cad qu’il n’est pas intéressé par le contenu des slogans), mais elle montre en revanche la ruse dont il dispose en ce moment en tant que garant de la collaboration de l’État Grec avec l’État d’Israel, en s’efforcant de garder ce procès sur un plan strictement pénal et de dissimuler son caractère politique. En d’autres termes Tsanakas a joué le rôle de la balance, non seulement pour la défense de l’idéologie du « comme il faut » et de l’esthétique du bâtiment, mais aussi pour des raisons économiques et politiques, puisqu’il participe lui aussi à un réseau de commerce de mort et d’amoralisme absolu.

Quelques semaines avant l’arrestation de notre compagnon par des hommes du groupe OKPE armés jusqu’au dents devant chez lui, des policiers en civil à Xania (Crète) envahissent la maison d’une étudiante et l’arrête parce que la veille elle avait tagué un slogan de soutien à la Palestine. En outre, quelques jours avant cette évènement, sont arrêtés de étudiant-es ayant occupé la faculté de droit d’Athènes comme signe de solidarité au peuple palestinien et ayant dénoncé la collaboration des université grecques avec l’État d’Israël. Tout cela ne tombe pas de nulle part. Depuis les universités des États-Unis, les rues de Milan, de Madrid, d’Amsterdam et de Londres, des étudiant-es dans au moins 3 continents avaient commencés à occuper leurs universités en construisant un des plus grands mouvements étudiants internationaux de notre époque. En d’autres termes, ce mois là d’avril, la jeunesse sur toute la planète est passé de l’état de récepteurs passifs à l’état de sujets actifs, elle a fait irruption dans la scène et a montré de la manière la plus massive et forte qu’elle ne va pas passer sous silence ce qu’elle voit sur les écrans. Le drapeau palestinien n’est pas purement et simplement le drapeau d’une nation mais symbolise la résistance d’un peuple qui depuis 78 ans vit sous l’occupation d’une machine militaire équipée et continuellement modernisée par les pouvoirs de nos pays. La moindre des choses que l’on puisse faire c’est de s’efforcer de briser l’engrenage de cette machine de guerre. On ne va jamais regretter notre choix.




Le jugement en appel de l’étudiant anarchiste Z.M. aura lieu le 10 novembre. De notre côté, on ne peut que rester solidaire à côté de notre compagnon et assumer tous et toutes collectivement la responsabilité de nos interventions dans nos universités contre leurs collaborations avec Israël et plus généralement avec l’industrie de guerre. Nous faisons appel à l’ensemble du mouvement, à l’ensemble de la société, à tous ceux qui voient le revanchisme étatique contre notre lutte et contre notre compagnon, de rester solidaire à notre côté. De sorte que la pression politique exercé par notre mouvement le jour qui vient constitue un remparts à l’agressivité étatique qui s’intensifie continuellement contre les résistance sociales et de classe.

Nous faisons appel à tous ceux et à toutes celles qui considèrent cette condamnation comme signe d’autoritarisme et en même temps comme un choix politique, d’aborder cette lutte comme une occasion de plus pour livrer un combat contre le génocide en Palestine qui continue, contre l’abattoir de guerre qui s’étend de l’Ukraine jusqu’à l’Iran et le Moyen Orient, contre la participation de l’État grec à la guerre qui vient, une lutte qui va mettre fin à toute les guerres. Aucun regret, aucune soumission. Vive l’Anarchie !

Rassemblement de solidarité le 9/11, 18h, à Propileia.
Rassemblement de solidarité le 10/11, 9h, au Tribunal Evelpidon, bâtiment 8, salle 2.

RELAXE IMMÉDIATE DE L’ÉTUDIANT ANARCHISTE Z.M.
SOLIDARITÉ AVEC TOUSTES CELLEUX QUI SONT PERSÉCUTÉ·ES PAR LE RECTORAT DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE
STOP À TOUTE COLLABORATION DE L’ÉCOLE POLYTECHNIQUE AVEC L’INDUSTRIE DE GUERRE
LIBERTÉ EN PALESTINE


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