Dans un pays où un agresseur présumé est démasqué chaque semaine, où un procès hors norme suit un procès hors norme, où une femme meurt tous les 3 jours assassinée ou acculée au suicide par son compagnon ou ex-compagnon, peut on parler de progrès social, de liberté et d’égalité ? ...
Cette année, la date retenue par #NousToutes pour manifester contre les violences faites aux femmes s’est déplacée du 25 novembre au 19 novembre, que ce soit à Paris ou dans les diverses régions. 20 000 personnes à Paris en marée violette. ...
A Orléans, la Journée internationale contre les violences faites aux femmes du 26 novembre mobilise si peu en ce 25 novembre 2022 qu’il eut sans doute mieux valu s’en tenir au rassemblement Place de la République et ne pas manifester, si c’était pour manifester de façon si manifeste le désintérêt de la société française... ...
À Metz, le vendredi 16 septembre, s’est déroulé un rassemblement contre la transphobie ainsi qu’en solidarité face aux attaques que subit le Planning Familial de la part des réactionnaires de tous poils ainsi que des « féministes » anti-trans. ...
La manifestation était appelée par de nombreuses associations féministes et des organisations syndicales et politiques. Elle n’a pas fait le plein car même avec un appel à la grève féministe, une initiative un mardi non férié ne peut rassembler autant qu’un samedi. Pour ce 8 mars 2022, l’appel à la grève féministes concernait les lieux de travail, les foyers, les écoles et les universités ainsi qu’à arrêter toute forme de consommation. Et cesser tout travail productif e ...
Décidément, l’ONU ne s’est pas grandie et vient encore une fois de faire la preuve que beaucoup de représentants des États qui y siègent sont totalement inféodés au capitalisme et aux donneurs d’ordres que sont les patrons des multinationales.
En acceptant d’élire l’Iran à la commission de la condition féminine, pour quatre ans, l’ONU vient de commettre une véritable imposture. ...
Ce dimanche 11 avril 2021, à l’occasion des cinq ans du vote de la loi du 13 avril 2016 visant à renforcer la lutte contre le système prostitutionnel et à accompagner les personnes prostituées, le Collectif Abolition Porno Prostitution (CAPP, collectif de survivantes de la porno et de la prostitution) a organisé un happening devant le Moulin Rouge, au cœur du quartier rouge de Paris, haut lieu de l’exploitation sexuelle. ...
Cinquante ans après le manifeste des 343, paru dans le Nouvel Obs, "343 femmes et personnes pouvant vivre une grossesse" réclament, dans une tribune, l’allongement des délais légaux d’accès à l’IVG en France. ...
A Paris, deux événements pour affirmer que les femmes sont dans la rue, qu’elles ont des milliers de raisons pour manifester et crier haut et fort leur colère. ...
Nous avons vécu cette année une situation exceptionnelle qui nous a permis, dans une plus grande ou une moindre mesure, d’assister aux ravages causés par une société dont les priorités sont fondées sur le capitalisme : le profit, une activité délirante et incessante et la surconsommation. ...
Actuellement nous parlons de féminismes au pluriel, parce que nous sommes conscientes de notre diversité et du nombre de débats ouverts en son sein. ...
Le chant s’élance, haut et fort, lancé par les cinq-cents jeunes femmes qui peuplent la place de la mairie, ce vendredi dix juillet, six heures du soir, à Paris. ...
Les pionnières de l’abolitionnisme en Amérique latine détestaient que les Aztèques aient pu répudier et vendre leurs femmes comme esclaves, que la révolution française ait guillotiné des bourgeoises féministes et que les colonisateurs espagnols aient passé par les armes des femmes indigènes rebelles. ...
Plus 50% de connexions vers les sites à caractère pornographique en dix jours, dixit le secrétaire d’Etat au Numérique. Plus 32% de signalements à la gendarmerie et plus 36% de signalements à la police en une semaine, relatifs aux violences conjugales, dixit le sinistre de l’Intérieur. Ce que les associations d’aide aux femmes maltraitées redoutaient, explose en plein confinement. ...
Avec une analyse genrée, comme savent faire les féministes et les pro-féministes, nous pouvons révéler deux lignes de force qui montrent que les femmes, en général, sont les personnes les plus exposées au COVID-19 mais aussi celles qui subissent le confinement dans les normes sexistes. ...
Lors de la manifestation du 8 mars 2020, Journée Internationale des femmes, un groupe de femmes a organisé un moment de chansons juste avant de démarrer la marche. L’une d’elles rappelle ce qui pèse sur le corps des femmes. ...
Il y a des textes plus difficiles que d’autres à écrire parce qu’ils touchent au vécu et à la sensibilité et parce que tout semble déjà avoir été écrit sur le sujet. Le sexisme est vieux comme ce monde, tellement intégré qu’il est oublié et accepté comme une composante naturelle de notre quotidien. ...
Publié le 26 octobre 2017 par Groupe anarchiste Salvador-Seguí
Il y a des textes plus difficiles que d’autres à écrire parce qu’ils touchent au vécu et à la sensibilité et parce que tout semble déjà avoir été écrit sur le sujet. ...
Depuis le début de l’année, la liste des États américains qui ont décidé de durcir la législation sur l’avortement ne cesse de s’allonger. Au total, des lois restrictives ont été adoptées, ou sont actuellement en cours d’examen, dans pas moins de 28 États sur 50. ...
Et si nous revisitions un peu , chères sœurs de misère, ce fantasme romantique de l’homme aimant, protecteur, tendre, doux que l’on nous sert depuis des décennies, toujours aussi vivace dans notre imaginaire actuel, cette soupe indigeste agrémentée d’un ragoût religieux et patriarcal, dans laquelle nous infusons ad nauséam depuis notre plus tendre enfance, ce prince charmant, au final bien incapable de répondre à cet idéal, censé nous apporter un bonheur éternel, qui, pour l ...
La clause de conscience spécifique sur l’avortement a été instaurée par la loi de 1975 : Article L2212-8 du Code de la Santé Publique qui stipule : « un médecin n’est jamais tenu de pratiquer une interruption volontaire de grossesse, mais il doit informer, sans délai, l’intéressée de son refus et lui communiquer immédiatement le nom de praticiens susceptibles de réaliser cette intervention ».
Cette clause a servi, sous forme de compromis, à faire « passer » e ...
À l’occasion du 8 mars, les Chiennes de garde décernent le prix du Ringard de l’année à l’auteur de la déclaration publique la plus sexiste de 2018. ...
La césarienne pratiquée sur une fillette de 11 ans violée par le mari de sa grand-mère a relancé le débat sur l’avortement en Argentine, où l’accès à l’IVG reste très limité. « Je veux que vous m’enleviez ce que le vieux m’a mis dans le ventre », avait réclamé la fillette, dans sa plainte auprès de la justice de la province de Tucuman (nord). La fillette et sa mère avaient alors formulé une demande d’avortement.
Mais la procédure a tardé sept sema ...
Un amendement au projet de loi «pour une école de la confiance» a été adopté en première lecture mardi soir à l’Assemblée nationale, selon sa rapporteure, la députée LREM du Nord, Valérie Petit. ...
2.500 personnes ont manifesté dimanche après-midi à Paris pour soutenir les victimes d’agressions homophobes de la Place de la République avec un message clair : "stop aux agressions homophobes et transphobes". ...
Publié le 26 octobre 2017 par Groupe anarchiste Salvador-Seguí
Il y a des textes plus difficiles que d’autres à écrire parce qu’ils touchent au vécu et à la sensibilité et parce que tout semble déjà avoir été écrit sur le sujet. Le sexisme est vieux comme ce monde, tellement intégré qu’il est oublié et accepté comme une composante naturelle de notre quotidien. L’écrasante majorité des hommes et des femmes n’a pas conscience aujourd’hui que notre soci ...
A la fin de la manifestation parisienne du 12 septembre, pour avoir osé répondre à une provocation misogyne d’un membre du Service d’Ordre (SO) de la CGT, 5 militantes se sont faites agresser par une vingtaine de nervis du désormais « Sévices d’Ordre » de la Confédération Générale du Travail.
La Fédération anarchiste dénonce cette agression rappelant celles commises par des fachos et satellites contre des militantes Femen.
Le darwinisme nous pousserait à croire que toute espèce évolue vers un mieux… Il devrait en être de même pour toute société humaine. Ainsi - par exemple - durant des siècles ça se perçait, se découpait s’entretuait sur les champs de bataille et ça agonisait à tout-va sans service après-vente. Heureusement, en 1859, un homme d’affaires suisse eut l’idée de créer la Croix-Rouge. Les estropiés allaient pouvoir se faire réparer avant de retourner à la boucherie.
Imaginez Ponce Pilate présentant en ces termes -à la foule de Jérusalem - un gars battu et coiffé d’une couronne d’épines.
Bien que profondément athée, facilement classable "allergique aux différentes mythologies", ...
Une étude, réalisée sur 25 numéros de Libération entre mai et juillet 1995, montre que, sur les 7 ou 8 photos présentes en moyenne à la une de chaque numéro, 6 représentent des hommes. Et dans les pages intérieures, 80% des photos illustrent des hommes. Le bilan quantitatif n’est pas très brillant ; quand on se penche sur le bilan qualitatif on est d’autant plus effarées. Ainsi, les photos de femmes ont pour thèmes : la femme exploitée, la femme réfugiée, la femme victime, l ...
Les femmes restent souvent les grandes oubliées des guerres. Elles vivent le départ au front des hommes, qu’ils soient leur mari, leur compagnon ou leur fils ; qu’elles soient favorables ou non à ces départs, elles craignent ce qu’il adviendra de ces guerres des puissants qui massacrent et tuent les humbles et les pauvres. ...
... la maxime "qui ne dit mot consent". C’est un pape, Boniface VIII, qui a lancé cette formule. Très souvent utilisée comme alibi. Qui ne dit pas consentir ne consent pas. Simple à comprendre, non ?
Marlène Schiappa, la secrétaire d’État chargée de l’Économie sociale et solidaire, va accorder une interview sur “la liberté des femmes et le féminisme”... au magasine Playboy.
Un peu comme si des représentants de la faune sauvage accordaient une interview au Chasseur français.
En prime, la couverture !
Tout ça parce qu’on ne lui a pas proposer les colonnes et la couve du Monde libertaire.
le 8 mars 2020 | PAR Odile. groupe Salvador Ségui.
Manifestation féministe cet après midi à Paris:
- entre 60 000 et 80 000 participant.e.s selon les organisateurs.
- De nombreux collectifs féministes , des syndicats et des orgas politiques.
-Malgré une pluviométrie importante, ambiance chaleureuse et musicale, cortège bariolé.
- Flics invisibles.
Elles s’appelaient Sheila, Janet, Lorrane ou Rajni et étaient originaires des quatre coins du monde comme les 327 autres personnes transgenres ou transidentitaires assassinées depuis le début de l’année. 331 personnes trans, victimes de la transphobie aux quatre coins du globe.
Hier, mercredi 20 novembre, dans le silence des médias, c’était la journée officielle du souvenir trans, afin de rappeler à tou.te.s que la transphobie continue de faire des ravages, même en 2019.
Quand on lui rapporte les propos qu’il avait tenu sur France Inter : « Polanski n’est pas un pédophile. Sa victime, la plaignante, qui a retiré sa plainte, qui n’a jamais voulu de procès public, qui a obtenu réparation, n’était pas une fillette, une petite fille, une enfant, au moment des faits » Alain Finkielkraut pête les plombs :
« Violez ! Violez ! Violez ! », a-t-il affirmé sur LCI. « Voilà, je dis aux hommes : violez les femmes. D’ailleurs, je viole la mienne tous les soirs. »
Zemmour, Finkielkraut, LCI a trouvé son créneau...
On l’a déjà dit et on le répètera tant que.
En France, les femmes touchent un salaire brut moyen inférieur de 15,4% à celui des hommes, ce qui représente 38 jours payés en moins sur une année. Aujourd’hui 5 novembre, à partir de 16h47, les femmes salariées travailleront "gratuitement". 38 jours d’esclavage finalement. Peut-être que ça vous parle plus...
Une enquête a été ouverte après l’agression d’un couple d’hommes dans la nuit du vendredi 26 au samedi 27 juillet à Villeurbanne d’après le parquet de Lyon : « Vers 1 h 30 du matin, deux hommes, qui ont été identifiés comme étant homosexuels, ont été pris à partie par un groupe d’une vingtaine d’individus, qui ont proféré des insultes homophobes à leur encontre. L’un des deux hommes a ensuite demandé des explications verbales, avant que des coups ne s’abattent sur eux », a précisé le parquet à l’Agence France-Presse.
Des centaines de milliers de Suissesses, vêtues de violet, ont déferlé dans les rues vendredi 14 juin pour défendre leurs droits et réclamer l’égalité salariale avec des pancartes indiquant : « A bas le patriarcat », « My body is mine », etc. La manifestation fait écho à la grande grève des femmes suisses qui avait réuni 500 000 participantes en 1991
Dans son dernier rapport, l’association SOS Homophobie faisait état d’une augmentation alarmante des actes transphobes
En 2017, 186 témoignages sont remontés jusqu’à la ligne d’écoute, soit une augmentation de 53 % par rapport à l’année précédente.
Le ministère de l’Intérieur fait part d’une hausse de 15 % des plaintes déposées pour des actes LGBTphobes entre janvier et septembre 2018, par rapport à la même période l’année précédente, sans distinguer les agressions homophobes, lesbophobes ou transphobes.
Le ministère de la Justice fait état de 86 condamnations prononcées pour des infractions commises en raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, contre 54 l’année précédente.
En majorité, il s’agit d’atteintes aux personnes (pour 50 des condamnations en 2016), ou d’injures, de diffamation et de provocation (pour 35 d’entre elles). De plus, les transgenres doivent surmonter les difficultés pour faire enregistrer auprès de l’administration leur changement d’identité, malgré le fait que depuis des années, les associations qui aident les personnes trans alertent sur la difficulté de faire modifier son état civil. En 2016, la loi sur «la justice du XXIe siècle» a un peu fait bouger les choses, en ne rendant plus systématique la présentation d’un certificat médical pour obtenir ce changement. Mais il n’empêche que les personnes trans doivent toujours passer devant un juge pour être reconnues dans leur genre ressenti, témoignages de proches à l’appui. Selon les personnes trans qui militent pour un changement d’état civil sur simple déclaration, comme cela se fait dans de nombreux pays : «Il faut en finir avec ce paternalisme abusif, cette infantilisation des personnes trans».
La ministre des sports est sortie outrée du dernier match PSG/OM, après avoir entendu les insultes homophobes de certains supporteurs parisiens.
Mais, pour Nathalie Boy de la Tour, la présidente de la Ligue de Football professionnel, interviewée dans un quotidien, ces insultes homophobes : «C’est le folklore, le folklore du foot… J’assiste à plus de 50 matchs par an. Ce sont des propos qu’on entend régulièrement. Ça ne veut pas dire qu’ils sont acceptables, mais ils font partie de l’expression d’une ferveur populaire qu’il faut prendre comme telle.» Et, ce qui a provoqué la colère de l’association SOS Homophobie, elle a ajouté : «Je ne dédouane pas ce qui s’est passé. Mais quand on parle de chants homophobes, pour beaucoup de supporteurs cela fait partie du folklore. Je ne suis pas en train de dire que ça doit le rester, mais c’est une réalité. La majorité des supporteurs n’ont pas l’impression de blesser. Donc le travail d’éducation est important à faire pour montrer que derrière les mots, on peut faire souffrir quelqu’un qui se sent attaqué. Et ça, ce n’est pas acceptable.»
Et si ce "travail d’éducation", Nathalie Boy de la Tour commençait par le faire sur elle-même ?!...
La 42ème Journée internationale des droits des femmes a donné lieu, vendredi 8 mars, à de nombreuses actions et manifestations dans plusieurs capitales européennes : jour férié à Berlin, grève féministe en Espagne, manifestations en France et en Belgique, tandis qu’à Istanbul la police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestantes.
D’autres rassemblements pour l’égalité des sexes et contre les violences sexistes ont également eu lieu à Athènes ou à Kiev. Il ne faut rien lâcher et ce, pas uniquement le 8 mars, mais tous les jours !...
Une enquête a été ouverte à Bordeaux après le dépôt d’une plainte contre X à la suite de l’agression de trois personnes devant un bar gay du centre-ville dans la nuit de vendredi 8 à samedi 9 février. Il ne s’agit pas d’un cas isolé car selon le ministère de l’intérieur, le nombre de plaintes pour actes homophobes s’est élevé à 262 plaintes ont été déposées entre janvier et septembre 2018, soit 15 % de plus qu’en 2017...
Un groupe de personnalités réunissant des religieux, d’ex-ministres, des avocats et des victimes lancent un appel pour une enquête parlementaire indépendante sur les abus sexuels dans l’Église en France, afin que le pays commence à rattraper son "retard" en la matière.
L’archevêque de Paris, Mgr Aupetit, n’y est pas hostile: "Pourquoi pas, bien sûr !", dit-il au Parisien de dimanche. "Si la situation montre qu’on a besoin d’une intervention extérieure à l’Église pour aller au bout des choses, je ne vois pas d’entorse à la laïcité".
Donc, pour lui, la laïcité donnerait presque - à tout ce qui relève de la soutane - une espèce d’immunité diplomatique car dépendant de L’Église séparée de L’État...
La Cour suprême d’Inde a dépénalisé, jeudi, l’adultère.
L’article de loi 497 du Code pénal indien datant de l’époque coloniale britannique permettait d’infliger jusqu’à cinq ans de prison à tout homme ayant eu des relations sexuelles avec une femme mariée sans le consentement de son mari.
Le mari pouvait ainsi poursuivre l’homme qui a eu des relations sexuelles avec sa femme, même si cette dernière était consentante.
La haute instance judiciaire a finalement estimé que cette loi privait les femmes de leur dignité et de leur choix individuel et les traitait comme la propriété de leur époux.
Ça sort maintenant : Le 27 janvier dernier, lors d’une réunion organisée à Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) pour lancer son mouvement, filmé à l’insu de son plein gré, Marcel Campion - roi des forains autoproclamé - se lâche : "J’ai rencontré des verts l’année dernière, ça c’est des vers de terre. Vous pouvez les écraser, c’est de la merde."
Voilà pour les écolos mais le pire n’est pas là : "comme il est de la jaquette... ils ont fait leur folie ensemble... moi, j’ai rien contre les homos, d’habitude je dis "pédés" mais hier on m’a dit de ne plus dire ça... j’ai rien contre eux sauf qu’ils sont un peu pervers, ceux-là... bon, on va arrêter de parler des pédés heu des homos..."
Ce grand copain des patriotes semblerait vouloir présenter une liste pour les municipales à Paris.
Une centaine de personnes se sont mobilisées mardi 28 août, dans la soirée, pour dénoncer les propos du pape François recommandant le recours à la psychiatrie pour les enfants présentant des tendances homosexuelles.
Les manifestants se sont réunis aux cris de « L’homophobie tue, le pape la banalise » et munies de pancartes barrées des slogans : « C’est votre homophobie qui nous rend malades » ou « Le pape nous rend folles ».
Ce rassemblement, qui a duré une heure, se tenait à l’appel de plusieurs associations de défense des droits LGBT (lesbiennes, gays, bi, trans) dont Acceptess Transgenres, Aides, Actu-Up Paris et le collectif Irrécupérables.
La Cour suprême du Costa Rica a déclaré inconstitutionnelle l’interdiction du mariage entre partenaires de même sexe, demandant au Parlement, où siègent nombre de chrétiens évangéliques conservateurs, de modifier la loi d’ici 18 mois. La décision, prise mercredi 8 août soir tard, est intervenue sept mois après une décision de justice qui affectait tout le continent. Le 9 janvier, la Cour interaméricaine des droits de l’Homme (Cour IDH), institution émanant de l’Organisation des Etats américains (OEA), avait exhorté les pays de la région à modifier leur législation afin de reconnaître le mariage entre conjoint du même sexe, marquant une évolution majeure en Amérique latine.
Les sénateur.trice.s argentin.es ont voté contre le projet de loi sur l’avortement. Adopté de justesse par les député.e.s, à quatre voix près, le texte proposait la légalisation de l’IVG jusqu’à la 14ème semaine de grossesse. Il ne pourra être débattu à nouveau qu’en 2019. A Paris, un rassemblement pour soutenir le droit à l’#avortement en Argentine a eu lieu le mercredi 8 août devant le Sénat, à 19 heures. Des rassemblements de ce genre ont lieu dans plusieurs villes du monde...
Après son adoption par les députés en juin, le texte est soumis au vote des sénateurs mercredi. La balance penche vers un rejet du projet de loi, sous la pression des Eglises...
Nouf Abdelaziz et Mayaa al-Zahrani, deux militantes ont à leur tour été arrêtées en Arabie saoudite, où les autorités mènent une campagne "implacable" contre le mouvement pour les droits des femmes alors qu’elles doivent pourtant lever prochainement l’interdiction de conduire imposée aux Saoudiennes, a indiqué Human Rights Watch (HRW) mercredi.
Les mutilations génitales sont considérées comme une violation grave des droits de la personne. On estime que 200 millions de femmes dans le monde ont été mutilées, excisées ou infibulées durant l’enfance. Des pratiques qui font encore partie du quotidien dans de nombreux pays africains. Fadumo Korn est l’une des rares victimes à en parler ouvertement. Originaire de Somalie, elle s’est installée en Allemagne il y a de nombreuses années, s’est mariée et a eu un enfant. Aujourd’hui, elle essaie d’aider les fillettes qui ont subi des mutilations, dont la plupart ont fui leur pays pour gagner l’Europe.Une équipe d’"ARTE Regards" a pu accompagner Fadumo Korn et ses protégées pendant plusieurs semaines.Est-il possible de surmonter les blessures et les traumatismes liés aux mutilations génitales ? Lire sur : https://frama.link/kZ876Nhj
À Saint-Ambroix (Gard), le principal du collège catholique Saint-Joseph a été suspendu de ses fonctions par la direction diocésaine pour avoir… dénoncé un viol durant un voyage scolaire des classes de 4e et 3e à Malte...
Bravant le froid de l’hiver, des centaines des milliers de personnes ont défilé lundi soir dans les rues de Buenos Aires ainsi que dans les principales villes d’Argentine.
Les Irlandais ont dit « oui » à plus de 68 %, vendredi, à la légalisation de l’IVG lors d’un référendum, selon les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes (Source : Le Monde). En revanche, une mauvaise nouvelle nous vient de l’autre côté de l’Atlantique : Se revendiquant comme « un président pro-vie », Donald Trump a décidé de ne plus accorder de subventions aux centres de santé dont le planning familial pratique des IVG... Le combat des prochoix continue !
Alors que l’Irlande se prononce vendredi par référendum sur la l’interruption volontaire de grossesse, la Cour constitutionnelle sud-coréenne se penche aujourd’hui sur l’avenir de la loi nationale qui interdit toujours le recours à l’avortement.
L’Assemblée nationale examine, lundi 14 et mardi 15 mai, un projet de loi renforçant la lutte contre les violences sexistes et sexuelles, défendu par la ministre de la justice, Nicole Belloubet, et la secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Certains points du texte suscitent la déception des associations de défense des droits des femmes et de protection de l’enfance.
Accusée d’avoir tué, en position de légitime défense, son mari violeur (que son père l’avait forcée à épouser à l’âge de 16 ans, la loi soudanaise autorisant le mariage des enfants de plus de 10 ans...), une Soudanaise de 19 ans est condamnée à la peine de mort. Le directeur régional adjoint d’Amesty International réclame un nouveau procès.
L’indignation est générale en Espagne, après qu’un tribunal a écarté la notion de viol pour ne retenir que celle d’abus sexuel commis par cinq hommes sur une jeune femme de 18 ans, en 2016, lors des fêtes de Pampelune. Dans la capitale de la Navarre, au nord de l’Espagne, des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi pour protester contre les juges, qui ont estimé qu’il n’y avait "ni intimidation, ni violence", alors que les membres de la bande, âgés de 27 à 29 ans et se surnommant eux-mêmes "la meute", ont filmé l’agression dans un lieu caché avant de la diffuser sur les réseaux sociaux...
Suite à l’appel à une campagne internationale "les femmes se lèvent pour efrîn" #WomenRiseUpForEfrin fait par des femmes kurdes, l’association Femmes Contre les Intégrismes (FCI), le Collectif Libertaire Anti-sexiste (CLAS!!) et Juste une étincelle noire - FA lyon se sont mobilisés les 15 derniers jours de mars 2018 sur la région lyonnaise au travers de prise de parole et table de presse lors d’un premier festival du film Femmes Contre les Intégrismes, d’affichages et de collages pour relayer leurs revendications :
• Halte à l’invasion turque et à l’agression d’occupation sur Efrin - Halte au génocide et au féminicide !
• Se lever pour la protection du peuple, de la terre, du patrimoine culturel et historique d’Efrin !
• Se lever pour la défense de l’autogestion démocratique et écologique à Rojava et dans le nord de la Syrie !
• Défendre Efrin, c’est défendre la Révolution des Femmes - "No pasaran"
au fascisme d’Erdogan ! Il en est ressortit une petite vidéo, montage maison :#WomenRiseUpForEfrin
A nos frères et sœurs. La Fédération Anarchiste se porte aux côtés et avec les personnes Trans’ en cette journée du 31mars. Les droits des personnes Trans’ sont toujours bafoués, niés et leurs parcours de vie complexifiés par des États, des institutions, incapables de voir les individues et individus pour ce qu’elles et ils sont. L’assignation par la loi d’une personne dans un genre, le refus d’aider à l’accompagnement médicalisé quand c’est nécessaire, le refus de prendre en compte les besoins spécifiques des personnes Trans’ entraînent des situations intolérables. Pour mémoire, le taux de suicide est l’un des plus élevés chez les personnes Trans’. C’est le fait de notre société globalement intolérante et dans le rejet. Dans le monde, de nombreuses personnes Trans’ sont assassinées parce que Trans ’. En France, une « brigade anti-trav » "s’amuse à violenter" les personnes. Mais les personnes Trans’ ne sont pas que des victimes. Elles sont aussi nos sœurs et nos frères, nos amies et amis, nos amours, nos collègues de boulot, nos acteurs et actrices préférées, etc... Cette journée est l’occasion de fêter la diversité, de mettre aussi en avant la fête et le plaisir. Ce n’est pas une journée de simple commémoration, mais bien de fierté. La Fédération Anarchiste porte la fin de l’État, ce qui pour nous serait le début d’un réel choix de vie loin des papiers obligatoires et des classifications bureaucratiques par genre. La Fédération Anarchiste porte un droit à l’autodétermination des individus et individues. La Fédération Anarchiste porte l’idée que nous sommes multiples et que c’est la force de ce monde et combat l’uniformisation. En ce 31 mars 2018, la Fédération Anarchiste apporte son soutien à la journée internationale de la visibilité Trans’. Fédération Anarchiste
Plus de 50 000 personnes ont manifesté à Varsovie, vendredi 23 mars, et plusieurs milliers dans d’autres villes de provinces contre un nouveau projet de loi d’initiative citoyenne déposé au Parlement, avec le soutien de l’épiscopat polonais, qui veut interdire l’avortement en cas de pathologies graves ou de handicap constatés chez l’embryon. Si ce texte était adopté, il reviendrait à interdire 95 % des avortements légaux pratiqués en Pologne qui possède déjà une des législations les plus restrictives d’Europe en matière d’IVG. Il ne serait autorisé qu’en cas de menace pour la vie ou la santé de la mère, ou si la grossesse est le fruit d’un viol.
Communiqué de presse du Collectif National pour les Droits des Femmes, extrait : "La montagne a-t-elle accouché d’une souris ? C’est avec tambours et trompettes que l’on nous annonçait depuis le 25 novembre dernier une énième loi contre les violences sexistes et sexuelles. Celle ci devait comprendre, entre autres, une présomption de non consentement à un acte sexuel pour un.e mineur.e de 15 ans. Or dans les faits on découvre que cette présomption s’est transformée en un ajout à l’article réprimant le viol qui stipule que «la contrainte morale ou la surprise peuvent résulter de l’abus de l’ignorance de la victime ne disposant pas de la maturité ou du discernement nécessaire pour consentir à ces actes. » Ce qui n’est évidemment pas du tout la même chose et qui laisse encore une énorme marge d’appréciation pour les magistrats. Rappelons que les violeurs utilisent souvent l’argument de la maturité de la victime qui ne « faisait pas son âge » pour tenter de se disculper. Gageons que nous assisterons à de nouveaux scandales...."
Les signatures de soutien aux droits des femmes (d’organisations, pas de signatures individuelles pour le moment) sont accueillies le plus rapidement possible à : idonadio@ippfen.org et à geneva@reprorights.org. Début du texte de pétition : "Nous sommes scandalisé.e.s par les tentatives incessantes pour faire reculer les droits reproductifs des femmes en Pologne. Cette semaine, le Parlement polonais débat d’un nouveau projet de loi intitulé "Stop à l’avortement". S’il est adopté, ce projet limitera encore davantage les motifs déjà très restreints qui permettent aux femmes d’accéder légalement à l’avortement en Pologne. Il mettra en danger la santé et la vie des femmes et violera les obligations internationales de la Pologne en matière de droits humains"...
Les élus du Mississippi ont approuvé un projet de loi interdisant l’avortement au-delà de 15 semaines de grossesse, contre 20 actuellement, faisant de cet État conservateur du Sud le plus restrictif pour les IVG aux États-Unis. Le projet de loi, qui se réfère aux "êtres humains non-nés", a été voté le jour même de la Journée internationale des droits des femmes...
5 millions de femmes espagnoles ont répondu à l’appel à cesser le travail pour la Journée internationale des droits des femmes et dénoncer dans la rue le machisme, le harcèlement, les inégalités de salaires. A Paris, nous n’étions qu’un tout petit millier dans la rue. Il faut donc croire qu’en France tout est nickel sur l’égalité des droits ?...
Un projet de loi légalisant l’IVG a été déposé mardi au Congrès argentin, un an après la libération de Belén, détenue pour un avortement spontané. Son sort avait indigné le pays. Mais, plusieurs centaines de personnes ont manifesté mercredi contre le projet alors que dans le pays, une centaine de femmes par an décèdent en raison d’avortements clandestins...
Grève de l’Égalité et rassemblement à 15h40 place de la Comédie pour demander l’égalité salariale puis manifestation à 17h30 départ place de la Comédie contre les violences sexistes et sexuelles.
Samedi 3 mars à 17h à la librairie l’Autodidacte à Besançon, conférence : Combattre le patriarcat avec Mélusine Vertelune. Présentation des actes du colloque "Patriarcat : prostitution, pédocriminalité et intégrisme".
Simone Veil entrera au Panthéon le 1er juillet, a annoncé l’Elysée, cinquième femme à y reposer. Même symbolique, cette reconnaissance est forte car Simone Veil est surtout la seule représentante politique à avoir porté le combat pour le droit à l’avortement à l’assemblée en 1974, mais elle l’est d’autant plus lorsque l’on se souvient que le jour de son entrée à l’académie française en 2010, elle avait dû encore s’essuyer toutes les invectives de la France réactionnaire, anti-avortement et antisémite qui s’était réunie ce jour-là devant le bâtiment pour l’insulter...
La libération de la Salvadorienne Teodora Vasquez, condamnée à 30 ans de prison en 2008 pour une fausse couche qualifiée "d’homicide aggravé" par la justice a relancé le débat sur les législations anti-avortement draconiennes en Amérique latine. Teodora Vasquez a passé dix ans et sept mois derrière les barreaux. Elle a quitté la prison pour femmes d’Ilopango, à 11 kilomètres à l’est de San Salvador après que le Tribunal suprême eut décidé de commuer sa peine "pour des raisons de justice, d’équité et de caractère juridique"...
Les Irlandais seront amenés à se prononcer sur le droit à l’IVG à la fin du mois de mai par un referundum qui ouvrirait la voie à l’assouplissement de la législation sur l’interruption volontaire de grossesse (le 8ème amendement de la Constitution prolife).
Un rapport du ministère de l’intérieur établit que "les viols et les autres agressions sexuelles (y compris harcèlement sexuel) portés à la connaissance et de la police et de la gendarmerie sont en nette hausse en 2017 (+12 % et +10 %)". Cette augmentation se concentre sur la fin de l’année (comme par hasard !).
Un millier de personnes a répondu à l’appel à manifester par le collectif « Grève nationale des femmes » contre la délégalisation quasi-totale de l’avortement. Le mouvement avait été décliné dans une quarantaine d’autres villes du pays.
Une dizaine d’associations (Inter-LGBT, SOS Homophobie, Le Planning familial, etc.) ont protesté contre le colloque que veulent organiser les pro-Vie à l’assemblée.
La semaine du 8 janvier, les députés polonais devaient se prononcer sur deux initiatives citoyennes visant à réformer, dans des directions opposées, le droit de l’avortement. Le projet de durcissement a été envoyé en commission pour examen, mais pas la proposition de libéralisation, rejetée à neuf voix près en première lecture, alors que 39 élus des partis libéraux étaient tout bonnement absents de la salle au moment du vote... Les défenseurs des droits des femmes ont manifesté ce week-end dans plusieurs grandes villes pour dénoncer une "honte".
Un peu plus d’un an après avoir cédé face aux immenses manifestations de 100 000 femmes vêtues de noir qui dénonçaient une loi visant l’interdiction quasi totale de l’avortement en Pologne, même en cas d’inceste ou de viol, le pouvoir conservateur tente à nouveau de durcir l’un des textes anti-IVG...
L’ancienne ministre des droits des femmes va porter plaine contre le maire de Béziers, Robert Ménard, pour réclamer le retrait des affiches de la campagne en faveur du TGV à Béziers, "dont le caractère violent est choquant à l’égard des femmes". Qu’on en juge : l’une de ces affiches montre une femme ligotée sur des rails, hurlant à l’approche d’une locomotive à vapeur en arrière-plan, assortie du commentaire en lettres capitales : "Avec le TGV, elle aurait moins souffert !". Sur une autre affiche, on peut voir un obstétricien qui tient dans ses mains une motrice de TGV avec en premier plan les jambes écartées d’une femme qui accouche avec le slogan : "Alors, t’accouches ?"... Les femmes, plus directement visées, apprécieront...
Le Conseil de l’Europe alerte dans un rapport sur des "restrictions rétrogrades entraînant un recul des droits des femmes en matière d’accès à l’avortement et à la contraception". Sont dans le viseur : l’Arménie, la Géorgie, la Macédoine, la Russie et la Slovaquie, qui ont adopté récemment "des mesures renforçant les critères à remplir pour les femmes afin d’avoir accès à l’avortement".
Un collectif rassemblant 100 féministes, femmes et hommes, demande au président que le budget alloué à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles passe à 1 milliard sur cinq ans.
Macron promet des mesures contre les violences faites aux femmes (prévention et lutte contre le sexisme, le harcèlement et les violences dans les écoles publiques, formation des agents du service public, création dès l’année prochaine d’unités hospitalières). Cependant, le plan de lutte présenté samedi laisse beaucoup d’associations sceptiques quant au budget attribué au ministère chargé de le mettre en place.
Dans une circulaire rendue publique, le premier ministre Édouard Philippe a donné consigne à ses ministres de bannir des textes officiels de l’écriture inclusive, cette forme d’écriture qui remet en cause la règle d’accord de la langue française selon laquelle, au pluriel, « le masculin l’emporte sur le féminin"...
Aiguillonnée par Sens commun, Valérie Pécresse veut que la région Île-de-France finance des associations anti-avortement. La présidente (LR) de la région Île-de-France, veut, d’une part donner le nom de Simone Veil à l’hémicycle régional et d’autre part, crache sur sa mémoire en subventionnant les associations "prolife".
Le Collectif de lutte anti-sexiste contre le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur, organise une Journée de formation sur le harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur et la recherche (définition, réalités, réglementation,
prévention, prise en charge des victimes, etc.), le Samedi 25 novembre de 10h à 17h. Entrée gratuite à l’Espace Gii (9 place Jacques Marette, 75015 Paris). Inscriptions en ligne : clasches@gmail.com.
Plus de 300 enseignants assument désobéir à la règle imposée par quelques incurables réactionnaires qui veut que "le masculin l’emporte sur le féminin". Ils prônent l’usage d’une règle plus juste et plus simple.
Les deux plaintes pour les viols, commis par Tariq Ramadan, font monter au créneau ses défenseurs et même d’autres individus... Un d’entre eux sur Facebook, ose excuser ses actes sous prétexte que : « En islam, comme on le sait tous, il est interdit de s’isoler avec un homme, même s’il est un proche de la famille. Elle [une des femmes violées] a accepté en faisant semblant »... Ben voyons, toujours le même refrain des femmes consentantes... A savoir : comme les "musulmans" sont frustrés sexuellement, si les femmes acceptent de s’isoler avec eux, c’est qu’elles sont consentantes... N’importe quoi ! Un violeur est un violeur, musulman ou pas (les frustrés sont de partout) ! Libération est aussi tombé dans le panneau communautaire, en demandant à l’association féministe musulmane Lallab, pourquoi elle n’a pas réagi. Et pourquoi les féministes musulmanes devraient réagir plus que les autres ? Nous sommes en droit légitime de poser la question. En effet, un viol est un viol et que viennent faire là-dedans, les notions de religion ou d’appartenance communautaire ?
Les coupes budgétaires arrachent l’herbe sous le pied de nombre d’associations. L’état vient de décider à présent de supprimer son aide à un réseau de chercheurs sur les inégalités hommes-femmes au travail : le laboratoire Mage (Marché du travail et genre). Ce dernier a été le premier réseau de recherche sur la question du genre. Dès 1995, les chercheurs et chercheuses se proposaient d’examiner, au-delà des frontières françaises, les différences de traitement entre les hommes et les femmes dans le monde du travail...
Malgré quelques progrès, la justice et la police peinent encore à prendre en charge les victimes, qui doivent surmonter de nombreux obstacles pour obtenir réparation. En France, porter plainte et obtenir réparation restent longs, complexes et incertains pour les victimes de violences sexuelles. En 2015, sur 777 000 cas recensés par l’Ined, seuls 35 000 – soit moins de 5 % – ont été décomptés par la police...
Des dizaines de rassemblements sont organisés, aujourd’hui, en France et en Europe, pour défendre ce droit fondamental, encore dénié dans certains pays, et réclamer un texte de référence qui le garantisse sur tout le continent.
Le mardi 12 septembre, lors de la manifestation parisienne contre la loi travail XXL, des membres du service d’ordre (SO) de la CGT ont agressé des militantes féministes. L’une d’entre elles a fini aux urgence, avec des contusions à la tête, un coquard (contusion avec hématome de la pommette à l’arcade) et une entorse au poignet gauche. Chacune d’entre elles souffre de multiples contusions et hématomes. Nous, militantes féministes libertaires de différents collectifs, organisations et syndicats, condamnons fermement cette agression d’une incroyable violence. Nous nous inquiétons aussi de l’absence totale de réaction des manifestants face à cette scène et ce qu’elle signifie en terme de banalisation des violences faites au femmes.
Le Parlement népalais instaure une peine de prison pour quiconque force une femme à "l’exil menstruel", une pratique qui perdure sur fond de religion qui fait que des femmes sont bannis du domicile familial pendant leurs règles ou après un accouchement...
Dans une note interne, un ingénieur explique aux salariés du géant d’Internet la faible présence des salariées par des différences biologiques. Pourquoi les hommes occupent-ils 80 % des emplois technologiques chez Google ? En interne, ceux qui se sont émus de cette insupportable disparité entre les sexes ont trouvé une note explicative d’un ingénieur au cerveau qui ne semble guère avoir évolué. "Les choix et les capacités des hommes et des femmes divergent, en grande partie pour des raisons biologiques"...
Désormais, les femmes chiliennes pourront avorter en cas de risque pour la vie de la femme enceinte, de non-viabilité du fœtus et de viol. Jusque-là, le Chili était l’un des rares pays à interdire totalement le recours à l’avortement, même si la grossesse mettait la femme en danger de mort. Les peines allaient de trois à cinq ans de prison. Cependant, les parlementaires de droite, dans l’opposition, ont immédiatement saisi le Tribunal constitutionnel (TC), car ils estiment que le texte porte atteinte au principe du droit à la vie qui figure dans la Constitution...
Le Parlement tunisien a adopté une loi intégrale qui traite à la fois de la répression, de la réparation et du soutien aux victimes de violences, mais aussi de la prévention. Une première dans le monde arabe...
Le Sénat chilien a adopté le projet de loi visant à dépénaliser l’IVG (à 20 voix contre 14). Une victoire pour les féministes même si la législation reste des plus restrictives puisque seuls les avortements thérapeutiques seront autorisés (risque pour la mère, malformation du fœtus, viol).
Le budget consacré à l’égalité hommes-femmes (le plus petit versé par l’État), pourrait baisser de 25 %. Des organisations féministes craignent pour leur survie.
Après avoir dragué les associations féministes pendant sa campagne, Macron prend ses distances en supprimant le ministère plein des droits des femmes et en le remplaçant par un secrétariat d’État à l’égalité entre les femmes et les hommes, rattaché au premier ministre et dont le budget devrait être revu à la baisse.
Selon le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, la santé des femmes en situation de précarité se dégrade et leur accès aux soins reste compliqué.
On se souviendra surtout de son combat devant une assemblée nationale d’hommes, hostiles et injurieux dans son propre camp politique, pour défendre et imposer à l’Assemblée Nationale le projet de loi sur l’Interruption volontaire de grossesse, en 1974.
Le gouvernement britannique a annoncé qu’il financerait les frais d’avortement en Angleterre des femmes venant d’Irlande du Nord, où cette pratique est interdite. La législation nord-irlandaise n’autorise en effet l’avortement que dans un seul cas : si la vie de la mère est en danger. Et les Nord-Irlandaises se rendant en Angleterre pour un avortement doivent payer des frais, bien que la procédure y soit gratuite pour toutes les autres femmes britanniques.
Meurtre, coups, viol, privation de la liberté d’agir ou d’aller et venir, excision, mariage forcé, refus du droit à l’interruption de grossesse (IVG)… Le rapport du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (HCDH) publié le 13 juin, estime que dans le monde, elles seraient plus de 30% à subir des violences physiques, sexuelles ou morales. Amnesty International avance que ce chiffre est minimisé face à une réalité (souvent cachée) encore plus alarmiste.
Parmi les candidats arrivés en tête à l’issue du premier tour des législatives, 43 % sont des femmes. Mais, cela changera-t-il pour autant quelque-chose à la condition féminine ?...
Des slogans anti-IVG ont été placardés dans le métro parisien. On y voit les visages de certains candidats à la présidentielle accompagnés d’une phrase choc dénonçant l’avortement...
Plusieurs centaines de personnes, dont des dizaines d’étrangers, ont participé au premier marathon de Téhéran, mais... les femmes ont dû se contenter de faire un parcours de dix kilomètres dans un stade fermé !
Une association, Solidarité féminine, accueille, à Casablanca, les mères célibataires jetées à la rue par leur famille. Un refuge précieux pour ces jeunes femmes désignées comme « coupables » et considérées comme des parias.
Un couple marié, parent de deux petites filles, est accusé d’adultère et de falsification de documents et condamné pour cela parce que l’ex-mari de la femme ne reconnaît pas le divorce. Elle a été condamnée à trois ans de prison ferme en première instance par le tribunal de Rabat, avant que la peine ne soit ramenée à deux ans le 21 mars. Son mari actuel a été acquitté du premier chef d’inculpation, l’adultère, mais a écopé de sept mois de prison pour faux et usage de faux, puis a été libéré le jour du rendu du jugement en appel... L’affaire sera jugée en cassation.
La députée FN Maréchal-Le Pen, candidate à sa réélection, a re-formulé son souhait d’un remboursement de l’IVG "non-illimité", dénonçant "une forme de banalisation de l’avortement". Elle ne se fatigue jamais ?
Grâce à une forte mobilisation des féministes, les affiches publicitaires sexistes de Saint Laurent ont été retirées de l’affichage public. L’une d’entre elle montrait une femme les jambes écartées, en talons et collants résilles. Sur une autre, une jeune femme très amaigrie, sur talons aiguilles et patins à roulettes, était penchée sur un tabouret dans une position jugée très explicite par les féministes...
Trois filles sur dix de parents issus de pays pratiquant les mutilations sexuelles féminines (MSF) sont menacées par l’excision. La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes lance un site de prévention et d’information, "Alerte excision" pour alerter les adolescentes à risque mettant à disposition des informations, des numéros d’urgence et des témoignages. La Maison des femmes rappelle que "14% des femmes qui ont accouché à Saint-Denis (93) sont excisées"...
Des débrayages et des manifestations se sont déroulés tout au long de la journée d’hier pour défendre les droits des femmes et l’égalité salariale. Dans les grandes surfaces, la fonction publique ou encore, dans les entreprises de sous-traitance de nettoyage. 200 entreprises concernées par des arrêts de travail ont été recensées partout en France.
A l’occasion de la Journée des droits des femmes, pour la première fois sur les cinq continents, des organisations d’une cinquantaine de pays se mobilisent de manière coordonnée, pour "un jour sans femmes", le 8 mars, en réponse à la violence "sociale, légale, politique, psychologique et verbale que les femmes subissent sous différentes latitudes".
La décision de la région de Rome d’embaucher des obstétriciens qui déclarent accepter de pratiquer des interruptions volontaires de grossesse relance le débat sur l’avortement en Italie, que 70 % des médecins refusent de pratiquer. En effet, près de quarante ans après la légalisation de l’interruption volontaire de grossesse (IVG) par référendum en 1978, confirmée par référendum en 1981, il est toujours aussi difficile de trouver un praticien qui accepte de pratiquer l’IVG en Italie...
Des milliers de femmes se mobilisent aujourd’hui 8 mars en Pologne contre la loi adoptée par la Diète en première lecture en septembre 2016, visant à durcir drastiquement les possibilités d’avorter.
Des militantes féministes ont organisé un happening devant la boutique Yves Saint Laurent place Saint-Sulpice, à Paris pour protester contre ses pubs sexistes.
Pratique liée à l’hindouisme, la "chhaupadi" bannit les femmes du foyer le temps de leurs règles, lorsqu’elles sont alors considérées comme impures. Elles n’ont pas le droit de toucher la nourriture destinée aux autres, ni les icônes religieuses, le bétail ou les hommes... Officiellement, la chhaupadi est interdite depuis une décennie, mais la pratique perdure.
L’Eurodéputé polonais d’extrême droite Janusz Korwin-Mikke a déclaré : "Bien entendu, les femmes doivent gagner moins que les hommes, parce qu’elles sont plus faibles, plus petites et elles sont moins intelligentes"... Bien entendu !...
Une militante Femen s’est introduite dans une conférence de presse de Marine "La" Pen et à crié à plusieurs reprises "Marine, féministe fictive !", avant d’être évacuée par le service de sécurité du FHaine. Au delà de l’effet médiatique, elle voulait dénoncer le fait que la présidente du FN avait refuser de porter le voile devant un dignitaire du Liban, un geste que celle-ci revendiquait comme un acte féministe, alors qu’il ne s’agissait que d’une vulgaire mise en scène médiatique...
Trump persiste et signe son antisexisme : les départements de la justice et de l’éducation ont publié un communiqué indiquant qu’ils ne suivraient plus les recommandations de l’administration précédente d’appliquer le principe de non-discrimination dans l’enseignement prévu par la loi, afin de permettre aux personnes transgenres d’accéder aux toilettes du sexe auquel ils ou elles s’identifient et non à celui de leur naissance. Une décision vivement critiquée par la communauté LGBT (Lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres)... "Mais, tu ne devrais pas pousser le bouchon trop loin, Maurice" : outre-Atlantique, après la chasse aux immigrés et autres provocations, un sondage de l’Université Quinnipiac, révèle qu’après quatre semaines au pouvoir, seulement 38 % des électeurs estiment que Trump "fait du bon travail", contre 55 % qui désapprouvent son action, des chiffres inédits aussi tôt dans un mandat présidentiel. 63 % des électeurs disent que le milliardaire new-yorkais n’est pas assez pondéré, et 55 % ne le pensent pas honnête. C’est un peu tard...
Quand on travaille pour Trump, les consignes sont militaires. Selon un membre de son équipe : « Si vous êtes amené à être un personnage public pour lui, si vous êtes son avocat ou si vous le représentez dans ses meetings, alors vous devez avoir un certain look. Vous devez être parfaitement habillé. De préférence avec des couleurs solides. Vous devez avoir une bonne condition physique, une belle stature, des cheveux très bien coiffés ». Ce message s’adresse surtout aux femmes... Un peu comme sur les parcs Disneyland.
Pour compenser l’arrêt du financement américain d’organisations non gouvernementales (ONG) soutenant l’avortement, les Pays-Bas ont promis une première donation de 10 millions d’euros, selon le ministère néerlandais des affaires étrangères.
L’Afrique pourrait être la première touchée par la décision de Trump de suspendre tout financement public aux associations qui soutiennent le droit à l’avortement aux États-Unis comme à l’étranger. Selon l’agence de coopération internationale USAID, en effet 82 % de l’aide publique internationale attribuée « aux politiques de population et de santé reproductive » en Afrique subsaharienne. Les programmes de planning familial ont pour but de donner aux femmes la possibilité de maîtriser la fréquence de leurs grossesses et ne font évidemment pas la promotion de l’avortement comme méthode contraceptive, mais le recours à l’interruption de grossesse n’est pas exclu, surtout lorsque la vie de la mère est en jeu. Bonjour les dégâts !
Trump vient de signer un décret interdisant le financement par des fonds fédéraux d’ONG internationales qui soutiennent l’avortement. Une décision qui rendent fragiles les associations américaines de planning familial et de défense des droits de la femme. Trump s’est par ailleurs engagé à nommer à la Cour suprême un juge farouchement opposé à l’avortement, en précisant que ce nouveau rapport de force à la haute juridiction pourrait à terme déboucher "automatiquement" sur l’annulation de "Roe V. Wade", l’arrêt emblématique qui a légalisé l’avortement en 1973 aux États-Unis...
Les opposants à l’avortement ont défilé dimanche, entre la place Denfert-Rochereau et la place Vauban, à Paris. Le parti chrétien démocratique de Jean-Frédéric Poisson et Christine Boutin la soutenaient également, tout comme Philippe de Villiers et pour la première fois, Sens Commun, une composante des Républicains, ainsi que les Survivants, les Eveilleurs de conscience, ou l’Avant-Garde, le parti présidé par Charles Millon. Les organisateurs "traditionnels" de la Marche pour la vie (la fondation Lejeune, Choisir la vie, et Renaissance catholique) ont rappelé la bienveillance du pape envers le mouvement. tandis que la plupart des slogans étaient dirigés contre l’IVG. On se doute que tout ce petit monde a hâte de voter Fi(ll)on...
Le collectif anti-avortement "En marche pour la vie", qui regroupe les associations pro-vie telles que la Fondation Lejeune, Choisir la Vie, ou encore Les Survivants s’offre une campagne gratuite dans les abribus parisiens avant sa onzième marche annuelle contre l’IVG, prévue dimanche à Paris. Sur les affiches, on peut voir un médecin qui déclare "C’est une courte intervention, pour une longue dépression" ou un homme qui assure "T’inquiète, je vais t’aider… à ne pas gâcher ma vie"... Des messages destinés à culpabiliser les femmes ayant recours à une interruption volontaire de grossesse. Ces affiches ont été déposées en toute illégalité, c’est en tous cas ce que déclare l’afficheur JCDecaux, qui a décliné toute responsabilité dans leur pose, assurant que les affiches ont été "posées illégalement sur le mobilier urbain et sont actuellement retirées par ses équipes". Si c’est vrai, pour une fois, on pourrait les aider à les décoller !
C’est, assez amusant pour en rire (jaune)... Elles sont nées de la mobilisation de la Manif pour tous contre la loi Taubira, ces associations au nom significatif, "Au cœur des hommes", "Optimum", "Pater", ou encore "Sens commun" qui se multiplient en France. Elles sont destinées spécifiquement à des hommes "à la recherche de leur masculinité et de leur place dans l’Église catholique" et construites sur le modèle de l’organisation évangélique américaine "Les Chevaliers de Colomb", entièrement masculine et qui a pour vocation de "remettre en avant la place de l’homme dans la société dominée par des valeurs féminines"... Tout un programme !
Selon Alina Salganicoff, la directrice du service Politiques de santé pour les femmes et vice-présidente de la fondation Kayser Family, une des ONG non partisanes les plus reconnues aux États-Unis sur les questions de santé publique, les membres du gouvernement Trump vont d’abord tenter d’interdire l’avortement après 20 semaines, c’est-à-dire en fin de grossesse. Ils projettent aussi de supprimer les subventions fédérales au Planning familial. De manière générale, ils veulent bannir toutes subventions publiques qui iraient à une organisation pourvoyant des services pro-avortement. S’ils réussissent, "je ne pense pas que ce serait la fin du Planning familial"...
En Europe, aux États-Unis, en Russie, le discours anti-LGBT se diffuse de plus en plus. Dernier en date, la sortie du vieux fasciste Le Pen qui a déclaré : « Les homosexuels, c’est comme le sel dans la soupe, c’est un peu fade quand il n’y en a pas, quand il y en a trop c’est imbuvable »... C’est surtout sa connerie qui nous est imbuvable !
Les Nations unies estiment que plus de 200 millions de filles ont subi une forme de mutilation génitale féminine dans les 29 pays d’Afrique et du Moyen-Orient où la pratique est la plus courante. Pourtant, la plupart des pays d’Afrique interdisent et condamnent officiellement les mutilations sexuelles féminines. Cependant, un pays comme l’Egypte, qui la prohibe depuis 2008, compte 91 % de femmes de 15 à 49 ans excisées, selon un rapport de l’Unicef en 2013. En France, même si les chiffres sont difficiles à établir, on estime à plus de 60 000 le nombre de femmes excisées. Et selon la fédération GAMS (Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles), 350 excisions sont encore perpétrées chaque année...
Ménard, le maire de Béziers, pour rivaliser avec les affiches de prévention destinées à alerter les homosexuels - qu’il a faites interdire dans la ville - n’a rien trouvé de mieux que de faire afficher dans les rues une photo rétro représentant un couple hétéro qui s’embrasse avec cette mention : "L’amour ça se protège #fidélité" !.. Et pendant ce temps-là, l’agence Santé Publique France rend publiques les dernières données épidémiologiques sur le nombre de nouvelles contaminations en France : autour de 6 000, qui soulignent le manque probant de campagnes de prévention.
Derrière les violences conjugales se cache, parfois, un acte encore plus abominable que le coup de poing, un acte si abject que les victimes n’osent ni le susurrer ni le nommer. Le viol accompli dans l’intimité de la chambre parentale demeure le « tabou des tabous », selon l’expression de Bérénice Sylvain, responsable de l’association Elle’s imagine’nt, une des rares à s’intéresser spécifiquement à cette forme extrême de la domination masculine.
Un CRS a été condamné vendredi 25 novembre par la cours d’assises des Yvelines à onze ans de réclusion criminelle. Il était jugé pour avoir réclamé des faveurs sexuelles à dix femmes en échange de l’annulation de leur PV, et pour avoir violé ou agressé sexuellement certaines d’entre elles.
Le gouvernement turc a soumis au Parlement une proposition de loi qui permet, dans certains cas, d’annuler la condamnation d’une personne pour agression sexuelle sur mineure si l’agresseur épouse sa victime. La loi est passée en première lecture. Pour justifier ce projet de loi, le Premier ministre a déclaré : « Il y en a qui se marient avant d’avoir atteint l’âge légal. Ils ne connaissent pas la loi. Ils ont des enfants, le père va en prison et les enfants restent seuls avec leur mère »... Comme si cela justifiait le fait que, si la loi passe après le second vote, ce sont au moins 3 000 jeunes femmes qui se trouveront obligées de se marier à leur violeur ! En Turquie, on marche sur la tête !
La députée d’Ille-et-Vilaine, Isabelle Le Callennec, a assuré que Fillon n’a pas l’intention de remettre en cause le droit à l’avortement. Pourtant, elle a déclaré : « On ne peut pas banaliser l’IVG. Cela reste un acte qui n’est pas anodin. Chacun a ses convictions personnelles. » Interrogée sur le fait de savoir si l’IVG est un « droit fondamental », elle a répondu de façon ambigüe : « C’est un droit qui est inscrit dans la loi. » Puis agacée par les questions "insinueuses" de journalistes, elle leur a répondu : « Ne cherchez pas à aller plus loin sur ce sujet car cela n’en est pas un. » Mais pour nous, l’IVG est un sujet et même un sujet grave !
Le programme de Juppé ne montre pas beaucoup de différences avec celui de Fillon : suppression des 35 heures, contrôle du pouvoir des syndicats, report de l’âge de départ en retraite, aide aux entreprises, limitation de l’immigration. Mais, en sus, Juppé sort de son chapeau une mesure difficilement compréhensible concernant la ’laïcité à l’hôpital". Il veut en effet, «créer un délit d’entrave à la laïcité dans les services publics pour mettre fin aux dérives et aux incidents qui se multiplient dans les services publics (hôpitaux notamment) avec des revendications de prise en compte du religieux». Il a essayé de préciser : «Lorsque quelqu’un arrive aux urgences et qu’il n’y a pas de médecin femme disponible, on n’est pas fondé à s’opposer à ce qu’un médecin homme vous soigne». Des associations féministes dénoncent une mesure qui peut être problématique pour les femmes qui, à la suite d’un viol par exemple, ne peuvent plus être examinées par un homme. Ben oui ! Juppé aurait pu y penser avant de causer...
Selon une enquête de l’Institut national des études démographiques, une femme sur sept (14,5 %) et un homme sur 25 (3,9 %) déclarent avoir subi au moins une forme de violence sexuelle au cours de leur vie. Parmi celles qui déclarent avoir subi des viols et tentatives de viol, 40 % les ont vécus dans l’enfance, soit avant 15 ans, 16 % entre 15 et 17 ans et 44 % à 18 ans ou plus.
Deux hommes ont été condamnés à 3 mois de prison ferme pour homosexualité. En appliquant pour la première fois une loi vielle de vingt ans, la Côte d’Ivoire, un pays réputé plutôt progressiste en la matière, ne fait plus office de refuge pour les LGBT en Afrique. Réaction du responsable de l’ONG Alternative qui défend les droits LGBT dans le pays : « Je suis choqué. Mais surpris ? Non. Cette condamnation est l’aboutissement d’une lente dégradation de notre situation ces dernières années ».
Une campagne de prévention destinée aux gays "indignes" est menée Christine Boutin, Jean-Frédéric Poisson et bien évidemment le mouvement la Manif pour tous, et ce, au nom de la "protection de l’enfance". Quel rapport ?
Samedi, à Bourges (Cher), quelques dizaines de nervis d’extrême droite convoqués par le Front national ont envahi les rues de la ville pour vomir leur haine des réfugiés : « 100 % Front national, 0 % migrants ». Les fachos ont insulté et brutalisé les contre-manifestants, avant d’être dispersé par la police. Abderrahmane Aqlibous (MJCF) est poursuivi dans la rue par des fachos qui l’insultent et le traitent de « sale coco… sale pédé… » ! Témoignage d’Abderrahmane : « L’un d’eux m’a attrapé par le sac pour me tirer en arrière en me disant : “Eh ! je te parle !”. Avant de pouvoir me retourner, j’ai pris des coups derrière la tête et ensuite en plein visage ». À coups de poing et de mât de drapeau les fachos ont frappé Abderrahmane jusqu’au sang. Les blessures ont occasionné trois jours d’interruption temporaire de travail.
Le lundi 7 novembre à 16 h 34, des centaines femmes se sont donné rendez-vous place de la République à Paris pour protester contre les écarts de salaire entre les femmes et les hommes. Il s’agit de la date symbolique à partir de laquelle les femmes travailleront « bénévolement » jusqu’à la fin de l’année, selon le calcul de différentes associations féministes, qui s’appuient sur des statistiques européennes.
Une personne anonyme a pris deux jeunes filles marocaines, Sanaa (16 ans) et Hajar (17 ans) et l’une des familles des deux jeunes filles a informé la police et elles ont été arrêtées. Au Maroc, tout ce qui concerne une "activité sexuelle" entre les personnes du même sexe est considéré comme illégal. Elles pourraient passer trois ans derrière les barreaux. Être homosexuel-le au Maroc est passible de 3 ans de prison selon l’article 489 du code pénal. Le gouvernement mène une répression sans relâche envers les personnes lesbiennes, gays et trans. Vous pouvez signer la pétition sur le site d’All Out, l’association d’action contre les phobies LTGBI sur leur site allout. com.
Il ne fait pas bon être gay dans le monde du football en Espagne, comme dans d’autres sports. Jesus Tomillero en a fait les frais. Insulté, chahuté et menacé depuis qu’il a révélé publiquement son homosexualité, il y a un an et demi, il a décidé en mai dernier d’abandonner sa passion, arbitrer les matchs des équipes juniors dans sa ville de La Linea de la Concepción, dans le sud de l’Andalousie, pour ne pas avoir à supporter les avalanches d’insultes de la part de quelques parents de joueurs, et la passivité et les rires complices, des spectateurs sur les gradins...
Les débats parlementaires autour du projet de loi « Justice 21e siècle » se sont conclus en lecture définitive à l’Assemblée nationale. A l’issue de ceux-ci, une procédure de changement d’état-civil a été votée, mais celle-ci est loin de satisfaire nos revendications, puisqu’elle reposera encore sur l’appréciation des tribunaux, et non sur une procédure fondée sur l’autodétermination avec déclaration en mairie auprès d’un officier d’état-civil. Trois jours après le vote de ces dispositions, la vingtième Existrans fut l’occasion de rappeler les revendications des trans et intersexes, qui vont bien au-delà de la seule question de l’état-civil.
Des militant.e.s Lesbiennes, gays, bisexuel.le.s et trans-intersexuel.le.s se sont rassemblé.e.s ce week-end à Chypre. Ils sont inquiets de la montée en puissance des discours réactionnaires et haineux responsables d’une augmentation des attaques à l’encontre des personnes LGBTI en Europe. Comme en Pologne où les actes homophobes (lesbophobes et transphobes) et les discours anti-IVG sont omniprésents depuis l’arrivée au pouvoir en octobre 2015 des conservateurs populistes du parti Droit et Justice (PiS)...
Plusieurs centaines de manifestants également à Paris pour l’Existrans. Si dans le projet de loi «Justice du XXIe siècle», adopté cette semaine par l’Assemblée nationale, un amendement facilite le changement de sexe à l’état civil des transsexuels, pour eux, le combat n’est pas fini. Le texte voté stipule que toute personne majeure ou mineure émancipée « qui démontre par une réunion suffisante de faits que la mention relative à son sexe à l’état civil ne correspond pas à celui dans lequel elle se présente et dans lequel elle est connue, peut en obtenir la modification » devant un tribunal de grande instance. En outre, « le seul fait de ne pas avoir subi des traitements médicaux, une opération chirurgicale ou une stérilisation, ne pourra fonder un refus de faire droit à la demande ». L’avancée est bien là. Mais, revendiquent les associations de défense des trans : pourquoi devoir toujours et encore en passer par un juge ? Elles appellent la « mise en place d’une procédure d’accès rapide, libre et gratuite, en mairie, au changement d’état civil, pour toutes les personnes qui en ont besoin ». Comme c’est le cas en Argentine, à Malte, au Danemark, en Colombie, Irlande et dernièrement, en Norvège.
L’université Goldsmiths de Londres lance un master sur l’histoire du mouvement queer en proposant une histoire des catégories binaires telles que l’hétéroxexualité et l’homosexualité, la féminité et la masculinité dans l’histoire des rapports de domination fondés sur l’orientation sexuelle et la race à l’époque moderne et contemporaine. En France, ce type de recherche en université est sanctionnée par les polémiques qu’elle suscite et l’homophobie ambiante dans le monde universitaire et la raréfaction des postes à l’université.
Le Parlement pakistanais a adopté, jeudi 6 octobre, une loi sanctionnant la pratique des « crimes d’honneur » qui font des centaines de victimes chaque année dans le pays. Les femmes pakistanaises sont des milliers à se faire assassiner en toute impunité pour restaurer un « honneur »... Souvent, celui des hommes ! En effet, selon une disposition du code pénal pakistanais, inspirée du droit islamique, les hommes tuant des femmes de leur famille pouvaient échapper à toute condamnation si les proches leur « pardonnaient » en échange du versement d’une somme compensatoire. L’assassin faisant partie de la même famille que la victime, il était souvent pardonné...
Face à la mobilisation massive des Polonaises, la proposition de loi qui visait à interdire complètement l’avortement (à part en cas de mise en danger de la vie de la mère) et à punir de prison ferme les médecins comme les femmes qui le pratiqueraient, a finalement été largement rejeté par le Parlement polonais à majorité conservateur. Le texte a donc été rejeté par 352 votes contre, 58 pour et 18 abstentions. Mais les lobbies anti-IVG très puissants en Pologne n’ont pour autant pas tout perdu : la Première ministre du parti nationaliste Droit et Justice a en contrepartie annoncé "trois actions" du gouvernement moins radicales: l’élaboration, avant la fin de l’année, d’un programme de soutien aux familles et aux femmes décidant de garder des enfants nés de grossesses difficiles et élevant des enfants handicapés, la mise en place, début 2017, d’allocations à ces personnes et une "vaste action d’information pour promouvoir la défense de la vie".
Le viol n’est pas encore assez reconnu comme un crime. Le haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes remet un rapport "pour une meilleure prise en charge judiciaire et sociétale du viol et des agressions sexuelles". A suivre.
Pour protester contre l’agression en septembre d’une jeune turque habillée en short et le traitement laxiste réservé à son agresseur, des milliers de femmes du pays ont manifesté dans plusieurs villes en faveur de la liberté de croyances et de pensée.
Environ 5 000 personnes à Varsovie et quelques milliers de plus dans toute la Pologne ont défilés samedi, déterminés à défendre leurs droits, dans un pays où la législation sur l’IVG fait déjà partie des plus restrictive d’Europe. La majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et Justice) a en effet décidé de renvoyer en commission parlementaire, le 23 septembre, un projet de loi "citoyen" visant à l’interdiction totale de l’avortement dans le pays.
Le débat sur une éventuelle extension du délit d’entrave à l’IVG n’aura pas lieu. Alors que la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes, Laurence Rossignol, souhaitait pénaliser les sites "pro-vie", qui «manipulent» les femmes pour les dissuader d’avoir recours à l’IVG, son amendement en ce sens a fait l’objet d’un avis défavorable en commission au Sénat. Dans un communiqué, Laurence Rossignol dénonce un «artifice de procédure, par lequel la majorité sénatoriale évite donc le débat sur lequel, manifestement, elle n’a pas levé ses ambiguïtés». Elle a ajouté : «c’est très rare, très très rare que cette irrecevabilité soit invoquée. J’observe que, probablement, les activistes, les lobbyistes anti-IVG qui voient d’un très mauvais œil l’extension du délit d’entrave […] ont probablement actionné des leviers et des réseaux». Ça promet en cas de retour de la droite, ou de l’extrême-droite...
Une élève d’un lycée privé a raconté à Libé être tombée, dans les services administratifs, sur des fascicules disposés sur un présentoir à disposition des profs et des élèves et édités par la Fondation anti-IVG Jérôme Lejeune...
Tandis que la Pologne risque d’interdire l’IVG, une fois n’est pas coutume, il faut souligner l’initiative de la ministre française des familles, de l’enfance et des droits des femmes, Laurence Rossignol, qui entend créer un délit d’entrave numérique à l’interruption volontaire de grossesse. Un amendement sera déposé lors de l’examen du projet de loi égalité et citoyenneté, qui doit avoir lieu au Sénat à partir du 4 octobre. La diffusion de contenus « trompant délibérément les internautes en se faisant passer pour des sites officiels ou neutres, et cherchant à dissuader les femmes de recourir à l’IVG » est visée, explicite le ministère des droits des femmes dans un communiqué. Si la disposition est votée, ces faits seront punis des mêmes peines que l’entrave physique à l’avortement ou à l’information sur l’avortement, soit deux ans de prison et 30 000 euros d’amende. Ça va faire du rififi dans les lobbies anti-IVG, espérons que les sénateurs écouteront le chant du rossignol plutôt que celui des "amis des fœtus " !
L’association anti-sexiste Les Effronté-e-s restent mobilisés autour de Jacqueline Sauvage et contre toutes les formes de violence faites aux femmes. Six mois après la grâce présidentielle qui lui avait été accordée la demande de libération de Jacqueline Sauvage a été rejetée, malgré les témoignages de ses trois filles et qui avaient accusé leur père de les avoir violées et qui ne laissaient aucun doute sur le régime de terreur que celui-ci leur faisait subir. Mais la justice n’a pas qualifié le meurtre du mari de légitime défense du fait que "la réaction n’avait pas été concomitante et proportionnée aux coups reçus. Mais, comment proportionner 47 années de maltraitances physiques et psychologiques ? Demandent les effronté-e-s...
Environ 50.000 personnes ont manifesté à Lima pour dénoncer les violences contre les femmes, alors que le Pérou, connu pour sa société conservatrice et machiste, est l’un des pays au monde les plus touchés : en 2015, 95 meurtres de femmes ont été enregistrés au Pérou, selon les chiffres officiels. Depuis le début de l’année, 54 ont été comptabilisés, ainsi que 118 tentatives. Mais, ce n’est pas gagné : selon deux sondages publiés dans Libération, 74% des habitants de Lima jugent la société péruvienne machiste, mais ils sont aussi 53% à considérer qu’une femme en minijupe est responsable si elle se fait harceler !..
David Lisnard, le maire (LR) de Cannes (Alpes-Maritimes) a interdit le port sur ses plages du burkini (le maillot islamique féminin qui couvre intégralement le corps mais pas le visage), dont jusqu’à ce jour le port est légal. Soit, mais l’argumentaire est plutôt bancal : «L’accès aux plages et à la baignade sont interdits […] à toute personne n’ayant pas une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et de la laïcité, respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime». En effet, que viennent faire l’évocation de la laïcité, de l’hygiène et de la lutte contre le terroriste avec un vêtement dont le port pose d’abord et surtout les question épineuses du rapport au corps, du sexisme, du machisme, de l’ostracisme, du libre arbitre, voire du communautarisme, etc. Or, l’arrêté semble surtout servir un discours répressif tous azimuts développé par la droite et l’extrême-droite, sous couvert de politique sécuritaire contre le terrorisme. (Voir la brève du 12 août "La surenchère sécuritaire").
Le corps d’un réfugié syrien homosexuel, ayant fuit la guerre, a été retrouvé décapité et horriblement mutilé dans le centre d’Istanbul, selon une organisation de défense des droits des homosexuels turque. Ne se sentant pas en sécurité à Istanbul il souhaitait quitter le ville après avoir été menacé de viol par un gang d’hommes armés de couteaux, selon ses amis. Il faut dire que si l’homosexualité est légale en Turquie, la communauté gay est la cible de discriminations et de harcèlement, dans ce pays musulman conservateur.
Une information communiquée par un de nos camarades libertaires : un mollah afghan a été arrêté pour avoir enlevé et épousé une fillette de six ans, ont rapportés vendredi des responsables provinciaux dans une région reculée, marquée par de nombreux abus contre les femmes. Mohammad Karim, âgé d’une soixantaine d’année, a été placé en détention "il y a deux jours" dans la province de Ghor (centre de l’Afghanistan), même s’il affirme que l’enfant lui a été offert par ses parents comme une "offrande religieuse". Mais selon le bureau du gouverneur, citant la famille, la fillette a été enlevée dans la province de Herat, frontalière de l’Iran, il y a déjà plusieurs semaines pendant le ramadan.
Xiaoyu Wang, étudiante à l’université de Fuandong a fait son "outing" le jour de l’obtention de son diplôme. Selon la tradition, sa petite amie lui a fait sa demande en mariage en public. Depuis, les responsables du parti au sein de l’université la menace de lui retirer son diplôme et ont demandé à la police de fouiller son appartement afin de recueillir des preuves de son homosexualité. Source : Association "All Out".
A Pampelune (Espagne), durant les fêtes de la San Fermin, une jeune femme de 19 ans a subi un viol collectif dans la nuit du 6 au 7 juillet, par cinq hommes. Les agresseurs présumés auraient entraîné la victime dans un endroit écarté de la foule et auraient filmé l’agression. L’un d’eux est un jeune garde civil. Ils ont été écroués. Toujours à Pampelune, deux jours plus tard, une nouvelle agression sexuelle a eu lieu en pleine rue contre une Française de 22 ans...
L’Assemblée nationale a adopté, en deuxième lecture du projet de loi justice pour le XXIe siècle, une nouvelle procédure de changement de sexe à l’état civil pour les personnes transgenres, excluant les certificats de psychiatres, les preuves d’opérations de changement de sexe, voire de stérilisation, qui étaient demandées jusqu’à aujourd’hui. Le texte prévoit que "toute personne qui démontre par une réunion suffisante de faits que la mention relative à son sexe à l’état civil ne correspond pas à celui dans lequel elle se présente et dans lequel elle est connue peut en obtenir la modification". Une liste indicative de ces faits est précisée, dont par exemple, que la personne est connue sous le sexe revendiqué par son entourage familial, amical ou professionnel. De quoi donner du grain à moudre aux militants de la Manif pour tous !..
La romancière Benoîte Groult est décédée à l’âge de 96 ans, elle était surtout reconnue pour Ainsi soit-elle, son essai virulent sur la condition imposée aux femmes.
Trois ans après la loi sur le mariage pour tous, le gouvernement brandit cette victoire comme un étendard, oubliant que ce sont surtout les militants qui battaient le pavé contre les réacs et fachos de tous poils qui l’ont portée.
Les associations LGBT ont l’intention de rappeler au gouvernement qu’il ne s’agit que d’une toute petite victoire face à l’abandon des autres revendications de la lutte et qui ont vite été mises de côté par le PS.
Les communiqués des presse des organisateurs des marches des fierté sont éloquents : "PMA, changement d’état civil : agissez ou dégagez" (Nancy); "Droits LGBT, urgence d’état" (Lille); "PMA pour toutes, changement d’état civil pour les trans" (Lyon), etc.
Rodrigo Duterte, l’immonde maire de Davao (sud sud du pays) et candidat favori à la présidentielle, a commenté en ces termes, le viol et le meurtre subis par une touriste Australienne : " J’étais en colère qu’ils l’aient violée, mais elle était si belle (!...). Je me suis dit : le maire aurait dû passer en premier ".
Il a fallu attendre une semaine avant que cet affreux connard ne présente ses excuses, suite à la polémique provoquée par ses propos.
Dans un article alambiqué dont nous avons essayé de suivre la logique, Le Figaro fait un curieux rapprochement tiré d’une étude entre le chômage élevé et le taux d’emploi féminin à temps plein. Et de conclure que les crèches nuisent au plein emploi... Sous-entendu : pour ne pas perturber les entreprises avec leurs contraintes familiales, les femmes feraient mieux de rester à la maison pour élever leurs enfants ! .. Les anti-sexistes apprécieront la démonstration.
Selon l’enquête de l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP), les premières victimes des violences conjugales sont les femmes (8,2‰ chez les hommes et 18,7‰ chez les femmes) qui déclarent subir plus de violences. Et, dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’événements isolés : 70,1 % des femmes se déclarant victimes l’ont été plusieurs fois durant deux ans. Cette proportion est de 30 % pour les victimes hommes. Par ailleurs, près de la moitié des femmes ont déclaré qu’elles avaient déjà été victimes de violences de la part de leur conjoint avant la période des deux ans qui a été retenue pour l’enquête.
Les sénateurs (à majorité de droite) ont adopté en nouvelle lecture la proposition de loi renforçant la lutte contre la prostitution, mais en rejetant à nouveau, la pénalisation du client. La proposition de loi repart donc à l’Assemblée nationale qui donnera le dernier mot et rétablira sans doute la pénalisation. Bien que cette question prête à polémique aussi bien dans le camp des abolitionnistes que dans celui des légalistes, on se demande en fait, si le choix des sénateurs n’est pas issu du fait qu’ils se sentent personnellement concernés par la question ?!..
Le Collectif féministe contre le viol incite les victimes de viol à sortir du silence dans lequel elles se sont emmurées par sentiment de honte ou culpabilité. En France, plus de 86.000 femmes par an sont victimes de viol ou tentative de viol. Or, seules 13 % des victimes portent plainte et 1% des plaintes conduisent à une condamnation. No comment.
Plusieurs collectifs ont défilé dimanche 6 mars à Paris en marge de la manifestation officielle du 8 mars. Celle-ci a rassemblé des associations LGBT, des pro-travailleurs du sexe et des afro-féministes voulant se démarquer. Les dissensions dans le mouvement féministe français à propos de la prostitution - entre abolitionnistes et légalistes - n’y sont certes pas étrangères.
Jean-François Mayet (sénateur LR), au sujet de la désertion médicale : « Au risque de choquer, le libéral que je suis est convaincu qu’on ne résoudra pas la désertification médicale en comptant sur les seuls médecins libéraux. Première raison: les jeunes médecins refusent le libéralisme. Ils se contentent de gagner 3.500 à 4.000 euros par mois ; après dix ans d’études, c’est ridicule ! Une autre cause est la féminisation, puisque 75 % des nouveaux diplômés sont des femmes. Or nonobstant l’égalité, elles sont quand même là pour faire des enfants »... Les chiennes de garde lui ont remis le prix du macho de l’année.
La remise en cause du droit à l’avortement fait son grand retour aux États-Unis dans cette période électorale, entre le Sénat à majorité républicaine anti-IVG et la Maison Blanche. Dans le pays, les opposants à l’avortement ont déjà gagné au Texas, où une loi restreignant l’IVG a entraîné l’allongement des délais d’attentes, des surcoûts et l’impossibilité pour certaines femmes de trouver une clinique. Une loi identique a été adoptée en Louisiane qui menace de fermeture trois des quatre centres d’IVG de cet État. Les anti-IVG tentent de faire passer des textes semblables dans d’autres états du pays.
Libération donne la parole à Édith Cresson qui s’étonne dans le quotidien auprès du procureur de la République que trois militantes du mouvement Femen vont comparaître devant le tribunal de Lille, accusées d’exhibition sexuelle. Elles avaient manifesté contre la prostitution et les violences sexuelles l’an passé à l’occasion du procès du Carlton (suite de l’affaire DSK). Au cours de ce procès, ceux qui ont reconnu avoir eu des pratiques sexuelles violentes à l’encontre de femmes prostituées ont été relaxés. Et ce sont finalement les militantes qui sont poursuivies, s’étonne encore, naïve, l’ancienne premier ministre. Pas nous !...
Face à l’augmentation des actes homophobes, Le Refuge, une association d’aide aux jeunes homosexuels en détresse, étend son maillage dans le sud et l’ouest de la France. Aujourd’hui, Le Refuge accueille, dans ses quinze antennes nationales, 75 jeunes gays, lesbiennes ou transgenres, forcés de fuir leur domicile en raison de leur orientation sexuelle.
Un ancien étudiant à Harvard devenu Directeur chez Facebook a piraté des photos d’étudiants sur le serveur de l’université d’Assas II, pour créer un site internet permettant d’élire les 100 plus belles filles de première année... 22.000 connexions en moins de deux heures. Le site a finalement été fermé par l’administration, après des plaintes d’étudiants contre l’utilisation de leurs photos sans autorisation.
Les Slovènes ont rejeté par referendum, la loi pour ouvrir le mariage et l’adoption aux couples homosexuels. Referendum obtenu grâce au lobbying de l’opposition de droite et du pape (à régner) qui a invité les Slovènes à « soutenir la FAMILLE, structure de référence de la vie en société ». En revanche, au Portugal, les partis de gauche ont forcé la main au président Cavaco Silva qui avait mis son veto au texte de loi autorisant l’adoption par les couples homosexuels, considérant qu’elle « n’est pas contraire à l’intérêt suprême de l’enfant ».
Un homosexuel de 36 a été entraîné dans un traquenard en Guadeloupe. Près de l’ancienne aérogare du Raizet, à peine arrivé sur place, il a été enlevé, molesté, dépouillé et menacé de mort, avant d’être abandonné nu à proximité d’une rivière des Mamelles... Il a reçu les premiers coups et semble avoir été obligé de se mettre à quatre pattes sur le sol avant d’être jeté et enfermé dans le coffre de sa voiture. Il a été repéré par un autre automobiliste qui a donné l’alerte et a été pris en charge par les urgences du CHU. L’homophobie semble se banaliser aux Antilles françaises où deux militants homosexuels ont également trouvé la mort ces dernières années en Martinique. La Fédération Total Respect souhaite que les outre-mers ouvrent enfin les yeux sur la haine homophobe.
Certes, dans son nouveau gouvernement, François Hollande a respecté la parité pour les nominations. Mais les féministes s’en tapent : le problème est visiblement ailleurs. En 2012, elles s’étaient réjouies que le nouveau président répare la faute politique de la droite en rétablissant le ministère du Droit des femmes, supprimé depuis 1988. Las, Hollande vient de le supprimer à nouveau, ou plus exactement de le transformer en vague secrétariat d’État sans moyens rattaché à un nouveau Ministère de la Famille, de l’Enfance et des Droits des femmes. Une appellation qui fleure bon la France du Maréchal dans laquelle « les femmes savaient rester à leur place, dans les cuisines, à l’église et à torcher les gosses » !..
Aux États-Unis, l’état du Michigan a voté une loi anti-sodomie à l’instar d’autres États (l’Alabama, la Floride, l’Idaho, le Kansas, le Mississippi, l’Oklahoma, les deux Carolines (!..), le Texas et l’Utah). Pourtant de telles lois ont été déclarées anticonstitutionnelles. Dans le Michigan, le sénateurs viennent d’assimiler les rapports homosexuels et la pratique zoophile ! La loi stipule : « Une personne qui commet l’abominable et odieux crime contre nature avec le genre humain ou avec n’importe quel animal est coupable d’un délit puni d’emprisonnement n’excédant pas 15 ans ». No comments !..
La Commission des lois du Sénat supprime l’article 14, une mesure contre les violences sexistes dans les transports, portée par les associations féministes. Son rapporteur, François Bonhomme (LR) justifie cette décision par « souci de ne pas alourdir les lois en y ajoutant des dispositions redondantes ou tautologiques, inutiles et de pur affichage », estimant que le harcèlement sexuel est un délit qui se trouve déjà englobé sous les notions de "prévention de la délinquance". Ce ne serait pas la seule loi redondante : quid de celles justifiant l’état d’urgence ?
Le Comité saoudien pour le commandement de la vertu et la répression du vice interdit l’accès d’un café aux femmes. En Arabie saoudite, un mur de séparation est obligatoire dans tous les cafés, restaurants et magasins. Dans le cas où il n’est pas installé, la non-mixité est de rigueur et ceci, à l’encontre des principes de l’ONU qui recommande aux entreprises de respecter les droits de l’homme et de l’égalité entre les sexes dans les pays où elles ont implantées.
Alors que l’Italie est le dernier pays d’Europe occidentale à n’accorder aucun statut aux couples de même sexe, les associations LTGB ont jugé "irrecevable" la loi sur l’union civile pour les couples de même sexe - actuellement examinée au Sénat sans la possibilité d’adopter les enfants du conjoint -, désormais remise en cause.