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Vie du journal

par Julien Caldironi - CRML • le 1 mars 2026
Édito du ML n°1881
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En attendant les calendes communistes…
Les partisans acharnés du grand soir, les marxistes et même, parmi les libertaires, ceux qui ne jurent que par LA révolution comme le préalable au moindre début de changement social ont tout essayé pour occulter un pan de la tradition anarchiste : taxer leurs idées d’utopies, de manies, remiser les tentatives pratiques en un risible folklore… Et pourtant ! Une majeure partie de ces idées sortent de l’ombre, aujourd’hui plus que jamais. Lesquelles ?
Celles portées par les compagnes et les compagnons partant du principe que l’anarchie, c’était pour aujourd’hui et pas dans cent ans. Refusant de sacrifier leur présent au futur, de passer leur vie à œuvrer pour un oméga collectif qui-va-arriver-c’est-sûr-c’est-pour-bientôt, ces libertaires, souvent issus des rangs des anarchistes individualistes, ont entrepris de développer des concepts sur lesquels s’appuient encore bon nombre d’actrices et acteurs de dynamiques émancipatrices contemporaines. De ces pratiques militantes réalisatrices demeurent des concepts (certes parfois cannibalisés par le capitalisme), tels le commerce équitable, les coopératives, le véganisme, les milieux libres, le crédit gratuit, les alternatives éducatives, l’union libre... Pour beaucoup, cependant, ces idées ont aujourd’hui tellement infusé dans nos mœurs qu’adoptées par notre société, elles constituent désormais des conquêtes (à défendre).
Avancer pas à pas vers l’idéal anarchiste dans un cadre social bourgeois aliénant n’est pas chose aisée. Cela passe peut-être par la nécessité de vivre à côté, tout du moins différemment, des préjugés inculqués par les dominants, des pressions d’un monde du travail ultra-hiérarchisé, d’un horizon de consommation.
Dans un contexte de contre-offensive réactionnaire planétaire, ces initiatives opérantes et concrètes peuvent sembler, on y revient, dérisoires ou utopiques… De modestes réalisations ont pourtant toute leur importance, elles sont des incarnations vivantes qu’il peut exister autre chose, ce sont des pistes, des suggestions. Même dans un océan de capitalisme autoritaire, dans les flots de médias d’extrême droite, une petite lueur produite par un groupe de compagnes et compagnons qui se réunissent pour fonder une cuisine coopérative ou une bibliothèque, c’est bénéfique. Libérateur.
Comme le disait E. Armand au début du XXe siècle : « Les phares ont cependant leur utilité. On n’attend pas que la mer ait disparu pour les allumer ».
Celles portées par les compagnes et les compagnons partant du principe que l’anarchie, c’était pour aujourd’hui et pas dans cent ans. Refusant de sacrifier leur présent au futur, de passer leur vie à œuvrer pour un oméga collectif qui-va-arriver-c’est-sûr-c’est-pour-bientôt, ces libertaires, souvent issus des rangs des anarchistes individualistes, ont entrepris de développer des concepts sur lesquels s’appuient encore bon nombre d’actrices et acteurs de dynamiques émancipatrices contemporaines. De ces pratiques militantes réalisatrices demeurent des concepts (certes parfois cannibalisés par le capitalisme), tels le commerce équitable, les coopératives, le véganisme, les milieux libres, le crédit gratuit, les alternatives éducatives, l’union libre... Pour beaucoup, cependant, ces idées ont aujourd’hui tellement infusé dans nos mœurs qu’adoptées par notre société, elles constituent désormais des conquêtes (à défendre).
Avancer pas à pas vers l’idéal anarchiste dans un cadre social bourgeois aliénant n’est pas chose aisée. Cela passe peut-être par la nécessité de vivre à côté, tout du moins différemment, des préjugés inculqués par les dominants, des pressions d’un monde du travail ultra-hiérarchisé, d’un horizon de consommation.
Dans un contexte de contre-offensive réactionnaire planétaire, ces initiatives opérantes et concrètes peuvent sembler, on y revient, dérisoires ou utopiques… De modestes réalisations ont pourtant toute leur importance, elles sont des incarnations vivantes qu’il peut exister autre chose, ce sont des pistes, des suggestions. Même dans un océan de capitalisme autoritaire, dans les flots de médias d’extrême droite, une petite lueur produite par un groupe de compagnes et compagnons qui se réunissent pour fonder une cuisine coopérative ou une bibliothèque, c’est bénéfique. Libérateur.
Comme le disait E. Armand au début du XXe siècle : « Les phares ont cependant leur utilité. On n’attend pas que la mer ait disparu pour les allumer ».

PAR : Julien Caldironi - CRML
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