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par Evelyne Trân le 22 juin 2020

9e partie des entretiens à bâtons rompus de Patrick KIPPER

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avec Jérémie Jeandidier et le concours de Fabien Roland et Evelyne Trân.

J’arrive au boulot, je pointe mercredi. J’ai pas bossé le lundi, tout le monde a bossé. Sauf moi, je suis délégué syndical qui ai échoué dans la tentative d’avoir le pont avec les camarades syndicalistes. Moi j’ai pas travaillé.
8 heures - 8 heures et quart, je suis dans mon service. 8 heures 25, je m’en rappelle, mon chef d’équipe me dit “Patrick y’a Gérard F. qui t’attend.” Gérard F., c’est mon chef du personnel.
Je savais pourquoi j’y allais. J’arrive dans son bureau à 8 heures et demie.
Il est là, il tirait sur sa pipe. “Asseyez-vous Monsieur Kipper. Alors, le lundi, on travaille pas ? On fait le pont lundi tout seul ?”.
Il était vachement content en plus, on avait des rapports, peu d’accords. Mais au niveau syndical, il n’avait rien à me reprocher.
Il était vachement content car j’avais fait une faute, je n’étais pas venu bosser le lundi. En plus, j’étais pire qu’un autre, j’étais délégué syndical. Il m’a passé un vrai savon, il en a profité.
Il n’y a pas eu de sanction. Je pense qu’il n’était pas autorisé à prendre des sanctions. Il avait des rapports aussi entre la direction générale et le syndicat majoritaire qui était la CGT dont faisait partie la direction.
Donc sa direction lui a sûrement interdit de me sanctionner, donc il n’a pu que me savonner.
Je ne pouvais pas me défendre, j’étais indéfendable. En plus, on avait négocié au niveau général et on avait renégocié au niveau local avec lui en particulier.
J’étais forcé de me faire tout petit. Alors, je m’en souviens du festival de Montauban.
Après cela dit, Marie Josée n’avait pas insisté pour que je reste : “Reste pas, tu vas avoir des ennuis dans ta boîte”.
Elle n’avait pas envie de partir. C’est difficile en plus de quitter un festival quand tout se passe très bien.
J’étais sûrement le seul agent qui était dans ce cas-là. Moi c’était comme ça.
C’est la fin de ma période, je vais peut-être encore travailler pendant un an avec ce disque. Après, on va enchainer sur un deuxième.
Là, on va attaquer les années 90, là, ça va devenir mon vrai métier. Je vais quitter l’entreprise.

Pour deux choses, j’y serai resté encore. Mon statut au sein de l’entreprise va beaucoup changer. Mon syndicat a perdu les élections générales même s’il reste majoritaire à l’endroit où je travaille.
Notre syndicat a perdu la gestion des œuvres sociales du syndicat, notamment toutes les présidences de commission.
Tout a été refait. Je restais membre de la commission que j’avais créée mais ce n’était plus que moi qui étais responsable.
Ça modifiait complètement mes heures de délégation et ça les laminait pratiquement. Et je retournais quasiment à l’usine toute la journée. 
C’est la vie, c’est normal. Mais cela dit, mon activité à l’extérieur de l’usine avait pris de l’ampleur. Je ne pouvais plus concilier mon travail à l’usine et celui d’organisateur de spectacles
J’étais devenu l’agent et le producteur de Marie-Josée Vilar, je ne pouvais plus le faire dans mon cadre de salarié.
Je choisis de quitter l’entreprise, je pars après 21 ans d’ancienneté. Je pars sans rien. Comme c’est moi qui pars, je pars avec ma paie du mois. Point final.
Mais je pars ! Marie Josée ne m’encourage pas non plus. Elle pense que c’est super risqué. En plus, elle m’a dit “Il fallait que tu fasses manger, moi. Il va falloir que tu fasses manger, toi aussi”. C’est énorme !
Moi je ne m’occupais pas tellement de l’argent que ça rapportait. Mais c’est vrai que ces deux premières années, je la fais travailler normalement. Elle gagne sa vie, elle peut élever sa fille.
Elle peut vivre normalement de son métier. Et là effectivement, y’a moi qui va venir se greffer à tout ça. Et là c’est pas possible, il n’y a pas assez d’argent pour deux.
C’est pour ça quand je quitte l’Oréal au début des années 90. Je prends un congé d’un an pour création d’entreprise.
Mon ex-femme a ouvert un restaurant avec son nouveau compagnon, ils ont des ennuis financiers. Ils ne peuvent pas être gérants.
C’est mon fils aîné et moi qui devenons les gérants de ce restaurant. Moi, je m’en sers pour prendre un congé de création d’entreprise d’un an que je vais renouveler. Après j’aurai une licence, c’est différent. Mais au début, je ne l’ai pas. Je pars comme ça.
Ceci dit c’est un congé mais je ne touche pas d’argent. En même temps dans le restaurant de mon ex-femme, j’en fais aussi un restaurant spectacle.
On fait un spectacle tous les mois. Ça ne rapporte pas beaucoup d’argent. 
Je réunis les artistes que je connais bien, que j’aime bien et qui n’ont pas d’agent.

Je crée un secrétariat et je bosse avec eux. J’en réunis 7 et avec Marie-Josée, j’en ai 8. 
Il n’y a pas beaucoup d’équivalent dans ce que j’ai fait par rapport au métier. Je travaille tout le temps tout seul, je travaille en solo.
Je suis comme ça, je peux m’associer avec beaucoup de gens mais je travaille seul. Je suis très collectif mais je ne peux travailler que tout seul.
Bien sûr, il y a Serge Utgé Royo, pendant 10 ans je vais être aussi son agent.




Il n’aura pas d’autre agent que moi sauf celle qui va devenir sa femme qu’il va rencontrer sur l’un de ses spectacles.
Elle, à l’époque travaille dans l’édition, ils vont se rencontrer. Ils vont vivre ensemble, ils vont se marier. 
Elle va basculer, elle va devenir tourneur. Ça sera un basculement, mais pas tout de suite.
Il y a Marc Robine. Il est historien de la chanson, il est journaliste, rédacteur en chef de “Paroles et musiques”. Il est chanteur et fait partie de l’équipe.
Il y a Sabine Viret.
Il y a Claire, chanteuse bisontine qui est l’égérie de l’usine Lip qui est en grève. 
Elle, je l’ai connue à mon époque militante. 




Il faut savoir qu’à Besançon, c’est la ville natale de Pierre-Joseph Proudhon qui est l’un des fondateurs de l’anarchisme.
Il y a un groupe anarchiste depuis un siècle présent à Besançon avec un groupe plutôt influent là-bas. On est en contact avec eux, avec tous les groupes de France.
Ils vont soutenir la grève des Lip. Et on va monter un gros gala de soutien à Lip auquel va participer Claire qui est devenue l’égérie de l’usine.
A l’époque, Claire est aussi une chanteuse qui va se faire un nom dans la chanson. Elle sera un peu marginale mais elle sera quand même très connue.
A l’époque, elle est toute jeunette. Elle a 24 ans quand débute la grève. Elle habite là. C’est une femme curieuse. Elle ne travaille pas à l’usine mais elle vient pointer son nez à l’usine. 
Y’a sa guitare qui n’est pas loin. Avec les gars qui sont en grève, elle va commencer à leur pousser quelques petites chansons. Elle va vraiment devenir la mascotte de l’usine en grève.

C’est une fille qui va faire une dizaine de disques. Elle va avoir deux grands prix de l’académie Charles Cros. Je l’ai fait venir à Sevran à l’espace François Mauriac. Et je l’ai fait venir dans les écoles pour des spectacles pour enfants.
Y’a un disque qui va paraître retraçant les luttes et c’est elle qui va écrire les chansons sur l’usine. Elle va vraiment devenir l’égérie.
A Besançon, à l’époque il y a un chanteur qui débute et qui va devenir un grand chanteur contestataire mais très marginal et qui a un grand public. 
Il chante encore aujourd’hui avec beaucoup de succès et remplit les Zénith, il s’agit de Hubert Félix Thiéfaine.
Pour la première fois de sa vie, il a eu la victoire de la musique. Il a 65 ans. Il n’a jamais eu aucun lien et il a tout le temps rempli les Zénith.
On va organiser à l’époque un gala pour l’usine avec Hubert Félix Thiéfaine et Claire.




Après quand j’ai monté l’agence, j’ai contacté Claire. Mais Claire, je l’avais déjà programmé au Cithéa. Elle fait partie des années Cithéa.
Avec Thiefaine, c’est dommage, je l’aimais beaucoup et je l’aime toujours beaucoup. Le contact ne s’est pas bien fait, c’est comme ça. Et en plus, je n’avais pas trop insisté.
Claire tout de suite, elle avait dit oui. Tous ceux qui sont venus chanter au Cithéa et avec qui ça s’était bien passé, tous ces artistes ils veulent bien retravailler avec moi si je leur demande après.
Y’a Claire qui vient chanter. Y’a Bévinda, chanteuse portugaise qui a débuté avec moi au Cithéa.




Elle a fait son premier concert, elle était toute jeune. C’était une chanteuse d’orchestre.  Elle fait son premier concert en solo au Cithéa. C’est une portugaise d’immigration, elle ne parlait même pas portugais. 
Après, elle a appris le portugais. Elle a fait du Fado. Au début, j’ai eu beaucoup de mal à travailler avec elle, car les portugais n’en voulaient pas parce qu’elle n’était pas sortie de leur milieu. Elle était hors milieu.
En plus, elle utilisait certains instruments, le Fado c’est très traditionnel. Il faut prendre les instruments qu’on joue pour le Fado, il ne faut pas en prendre d’autres. Et elle, elle introduit des instruments qui n’étaient pas traditionnels du Fado
Après, elle va se faire un nom, elle va faire des disques. Elle va faire des grandes salles. Elle va faire le Casino de Paris sur deux soirs.
Les portugais vont la prendre quand elle va être un peu connue. Je m’en souviens à Tremblay-en-France, ils l’avaient refusée. Après, ils m’ont contacté longtemps après quand je n’étais plus son agent.

Elle a un peu levé le pied. Elle a chanté un peu à Sevran, je l’ai fait chanter trois fois à Sevran. La dernière fois, c’était à la salle des fêtes. Elle a 50 ans maintenant. Y’a donc Bévinda. 
Ils étaient huit et il y a eu Jean-Marie Vivier.




Je suis resté très fidèle à peu près avec tous pendant les 10 années où je travaille comme agent.
On est en 1991, c’est l’année jusqu’au début des années 2000 où là c’est un basculement sur autre chose. Toutes ces années 90, c’est vraiment mes années d’agent.
Ces grosses assos’ qui faisaient passer souvent les artistes qui avaient une parole un petit peu contestataire. Ces artistes passaient beaucoup avec elles. 
Il y a des artistes qui se font une grosse notoriété comme Catherine Ribeiro. 
C’est le monde associatif et politique qui la porte. Elle devient une grande vedette. 




uand je commence, ça fait déjà 10 ans que les socialistes sont au pouvoir. Les grosses assos sont déjà assoupies mais ne sont pas mortes. Aujourd’hui elles sont mortes et depuis longtemps.

Je m’appuie encore quand même sur elles. Certaines grosses assos organisent des festivals. Il faut bien connaître ce milieu.  A l’époque, je le connais bien. Maintenant, je ne le connais plus. Ça a changé. C’est une autre génération et moi j’ai arrêté d’être agent il y a quinze ans.
Le théâtre libertaire de Paris a arrêté de fonctionner en 1991.
Je recherche un autre théâtre et là je vais m’installer au théâtre Clavel. Je m’y installe en 1991 et je vais y rester pendant 15 ans. Là, Rachel Sonalm va venir chanter.




Elle va faire des concerts en première partie et en plateau et à plusieurs reprises dans la haute période, la deuxième période.

En 1991, je m’installe au théâtre Clavel avec Pascal Martinet, personnage extrêmement particulier qui est donc le patron du théâtre Clavel. C’est un théâtre privé.




Il a aussi une école d’ingénieurs de son sur Paris, rue des rigoles. Il est patron d’une boîte de nuit, il est également le patron du Théâtre Trévise à Paris, il devient le directeur du Vingtième théâtre à Paris.
Il a tout ça en même temps. Il a en Auvergne des maisons d’hôte, il en a pas mal. Moi je m’installe chez lui en 1991 et même là au début je passe à la vitesse supérieure. Pour me servir de vitrine, je loue le théâtre une fois par semaine.
Dans la première moitié, je le loue toutes les semaines. Après je vais me calmer, je vais louer une fois par mois. Car il fallait quand même payer la location.
“Mots et Musiques” n’existait pas, c’est créé en 1991.
C’est une simple association au départ. Je cherche un nom et c’est Marie Josée qui le trouve : “Te casses pas la tête, Mots et Musiques !”.
Ça correspond tout à fait à ce que je fais, c’est les mots et de la musique. En même temps, la fête de “Mots et Musiques” n’existe pas non plus.  C’est Marie-Josée qui est un peu à l’origine de ça.
Je n’ai jamais demandé à un artiste de venir chanter gratuitement. Ce qui se fait couramment. Jamais je n’ai demandé ça. Je les ai souvent payés modestement .
Comme on a souvent ces fameux mois d’été où on ne fout rien. Marie-Josée dit : “Moi je ne fous rien. Écoute, fais une grande fête en fin de saison avec les artistes que tu connais. Moi je viens chanter et avec d’autres. On vient chanter 3 chansons, on vient gratos. On peut venir chanter 3 chansons gratuitement une fois par an.”
C’est les artistes finalement qui créent la fête. Je fais cette première fête qui existe maintenant depuis 30 ans. Après, notamment courant des années 2000, j’ai réussi à faire prendre en charge cette fête notamment par la ville de Sevran et là j’ai fait payer les artistes.
Tant que cette fête n’a pas été prise en charge, les artistes sont venus gratuitement. D’abord, cette fête se faisait d’abord au théâtre Clavel, théâtre de 100 places. 
J’avais retrouvé un théâtre de 100 places qui est ma jauge pour travailler, un vrai théâtre bien équipé. Y’a que les spectateurs qui souffraient, c’était des bancs. Il n’y avait pas de sièges.
Par contre, j’ai fait les fêtes au théâtre Trévise. C’est un théâtre de 300 places que j’ai pris pour quelques concerts exceptionnels mais que j’ai commencé à les prendre vers 1996-1997.
Il y avait trop de monde et je n’arrivais pas à caser le public dans les 100 places. Les fêtes de Mots et Musiques, y avait 200-250 personnes quand on était au Trévise.
C’est ma vitrine. Moi je suis partout à travers la France avec les artistes, un peu à l’étranger mais pas beaucoup.
Un peu au Portugal, on fait une tournée avec Marie-Josée.
Y’a eu quelques tournées, en Corse avec Reggiani, le music-hall de Bastia. Y’a tous ces concerts. Y’a pas une semaine où je n’ai pas de concerts.
En même temps, il y a les disques à vendre et les disques qui vont se faire après 1991-1992.
Avec Marie-Josée, après ce premier disque à la fin des années 80, je vais en produire 4 sur les années 2000. Ça en fera 5 en tout dont j’ai assuré l’exploitation. Ils ont toujours été distribués.
Après, c’est les disques dans le cadre de Mots et Musiques. Car Patrick Kipper c’était plus possible. C’était interdit. C’est la nouvelle législation. Il fallait au moins qu’il y ait l’association. Donc, c’est « Mots et Musiques » qui est producteur de disques.
Pendant 10 ans, ils vont rester dans les Fnac. Virgin, c’était un peu plus compliqué. Ils n’y restent pas toujours. Ce qui restait, allait chez les disquaires suivant leurs demandes. Mais les disquaires ont quasiment disparu aujourd’hui. A part quelques disquaires très spécialisés mais il n’y en a quasiment pas sur la chanson française.  
Mais il en restait encore et on le faisait. C’était par ce réseau qu’on en vendait le plus. Et les distribuer c’est important, pour l’image, c’est bien. 


PAR : Evelyne Trân
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