UNEDIC

mis en ligne le 14 septembre 2003

le racket perpétuel

6,5 milliards d'euros vont être puisés dans la poche des chômeurs. Au 1er janvier 2003, les cotisations d'assurance chômage augmentent de 5,80 à 6,40% (+0,6). Hausse répartie à part égale (Oh, la belle « équité » !) entre employeurs et salariés. La participation des chômeurs à leur retraite complémentaire augmente également de 1,2 à 3%.

Les filières d'indemnisation sont réduites. Selon FO, 250 000 à 300 000 personnes ne seront plus indemnisées avec le nouveau système. Pour les moins de cinquante ans, la durée d'indemnisation chute de trente à vingt-trois mois. Pour les chômeurs de cinquante à cinquante-cinq ans, les conditions d'indemnisation sont durcies. Il faudra toujours avoir cotisé quatorze mois au cours des vingt-quatre mois mais la durée d'indemnisation est ramenée de quarante-cinq mois à vingt-trois mois. Dans le cas où la durée de cotisation est de vingt-sept mois au cours des trente-six derniers mois, la durée d'allocation est de trente-six mois.

Pour les salariés licenciés après cinquante-cinq ans : auparavant, vingt-cinq années d'expérience professionnelle donnaient droit à soixante mois de chômage (cinq ans), pour « aller » jusqu'à l'âge de la retraite. Demain, avec les nouvelles règles, il faudra avoir cinquante-sept ans pour pouvoir bénéficier d'une allocation « couvrant » jusqu'à l'âge de la retraite.

Pour les précaires, les conditions d'indemnisation sont également revues à la baisse : il suffisait d'avoir quatre mois de cotisations dans les dix-huit derniers mois pour être indemnisé (quatre mois), Il faudra maintenant avoir cotisé pendant six mois pour être indemnisé certes plus longtemps: sept mois.

Avec la réduction du nombre de filières, les résultats de la mécanique sont sévères : ceux qui justifiaient par exemple de huit mois de travail dans les douze derniers mois et qui pouvaient alors prétendre à une indemnisation de quinze mois verront leur durée d'indemnisation réduite à sept mois, voire passer de vingt et un mois d'indemnisation à sept mois s'ils ont plus de cinquante ans. Un vrai coup dur qui appellerait une riposte solidaire de tous les actifs, (presque) certains d'être concernés un jour !