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Histoire
par R.B le 3 mai 2017

Brésil : grève générale à São Paulo (1917) et insurrecton à Rio de Janeiro (1918)





En juin 1917 eut lieu au Brésil une grève générale qui paralysa l’industrie et le commerce, à la suite de la constitution des organisations de travailleurs d’inspiration anarcho-syndicaliste alliées à la presse libertaire. Cette mobilisation ouvrière fut l’une des plus globales et longues de l’histoire du Brésil.





Contexte politique et économique



Avec le début de la Première Guerre mondiale, le Brésil est devenu exportateur de produits alimentaires vers les pays de la « Triple Entente » ; ces exportations s’accélérèrent à partir de 1915, ce qui réduisit l’offre de nourriture disponible pour la consommation intérieure et entraîna une augmentation des prix. Entre 1914 et 1923, les salaires augmentèrent de 71 % alors que le coût de la vie avait augmenté de 189 %; cela représentait une baisse de deux tiers du pouvoir d’achat des salaires.
Au salaire moyen d’un travailleur d’environ 100 000 reis correspondait une consommation de base pour une famille avec deux enfants de 207 000 reis : Le travail des enfants était donc généralisé.

« ...la grève générale de 1917 ne peut en aucun cas être comparée, sous quelque aspect qu’elle soit examinée, à d’autres mouvements qui ont pu être observés plus tard en tant que manifestations du mouvement ouvrier. Non, absolument pas! La grève générale de 1917 fut un mouvement spontané du prolétariat sans ingérence, directe ou indirecte, de qui que ce soit. Ce fut une manifestation explosive, conséquence d’une longue période de vie orageuse qu’avait connue la classe ouvrière. Aux prix élevés des biens nécessaires au peuple travailleur s’ajoutaient les salaires insuffisants. La possibilité normale de revendications légitimes était constamment contrecarrée et neutralisée. Les postes de police étaient bondés de travailleurs, dont les logements étaient perquisitionnés et dévastés. Toute tentative de réunion de travailleurs provoquait une intervention brutale de la police. La réaction s’est imposée dans les formes les plus odieuses. Le prolétariat vivait dans une ambiance d’incertitude, de sursauts, d’angoisse. La situation était devenue intenable. » (Edgard Leuenroth 1)
En 1917 eut lieu une vague de grèves qui avaient commencé à São Paulo dans deux usines textiles Rodolfo Crespi et qui, avec le soutien des fonctionnaires, se propagea rapidement dans toute la ville, et ensuite dans presque tout le pays. Bientôt elle s’étendit à Rio de Janeiro et dans d’autres États, en particulier le Minas Gerais. Elle était dirigée par des éléments anarchistes, parmi lesquels un certain nombre d’immigrants italiens. Les syndicats par branches d’activité et par métiers, les syndicats ouvriers, les fédérations et la Confédération des travailleurs brésiliens ont été fortement influencés par les anarchistes.

La mort de José Martinez



Le 9 juillet, une charge de cavalerie fut lancée contre les ouvriers qui protestaient devant la porte de l’usine Mariângela, à Brás, entraîna la mort du jeune anarchiste espagnol José Martinez. Ses funérailles attirèrent une foule qui traversa la ville en accompagnant sa dépouille au cimetière d’Araçá, où il fut enterré. Indignés et déjà préparés à la grève, les travailleurs de l’usine textile Cotonifício Crespi, dont le siège était à Mooca, se mirent en grève, bientôt suivis par d’autres usines et d’autres quartiers ouvriers. Trois jours plus tard, plus de 70 000 travailleurs se joignirent à la grève. Des entrepôts furent pillés, les tramways et d’autres véhicules furent incendiés et des barricades furent érigées au milieu des rues.

« L’enterrement de cette victime de la réaction fut l’une des plus impressionnantes manifestations populaires observées jusqu’alors à São Paulo. Parti de la rue Castano Pinto, le cercueil fut suivi par une marée humaine sur toute l’avenue Rangel Pestana dans un silence impressionnant, qui donnait le sentiment d’un avertissement. Les principales rues du centre-ville furent parcourues. La police tentait en vain d’encercler les rassemblements de rue. La foule brisait tous les cordons, poursuivait sa marche impétueuse jusqu’au cimetière. Près de la tombe se succédaient les orateurs manifestant leur dégoût de la réaction (…) À la sortie du cimetière, une partie de la foule se rassembla sur la place de la cathédrale, l’autre partie descendit vers Brás, jusqu’à la rue Caetano Pinto, où, en face de la maison de la famille du travailleur assassiné, eut lieu un autre rassemblement. » (Edgard Leuenroth)



Revendications



La grève générale violente fut déclenchée à São Paulo. Dans son livre Contribution à l’histoire des luttes ouvrières au Brésil (2e éd. São Paulo, Alfa-Omega; 1977) Hermínio Linhares dit :

« Le point fort de cette période a été la grève générale de juillet 1917, qui a paralysé la ville de São Paulo pendant plusieurs jours. Les travailleurs en grève exigeaient des augmentations de salaires. Les commerces étaient fermés, les transports étaient arrêtés et le gouvernement impuissant ne parvenait pas à dominer le mouvement par la force. Les grévistes prirent le contrôle de la ville pendant trente jours. Le lait et la viande étaient distribués uniquement aux hôpitaux, et encore, avec la permission du comité de grève. Le gouvernement abandonna la capitale. » Les ligues et corporations ouvrières en grève, ensemble avec le comité de défense prolétarienne, décidèrent dans la nuit du 11 juillet d’énumérer leurs revendications en 11 points :

1. – Que toutes les personnes détenues pour fait de grève soient libérées.
2 – Que le droit d’association des travailleurs soit respecté de la manière la plus absolue ;
3. – Qu’aucun travailleur ayant participé activement et ouvertement au mouvement de grève ne soit licencié ;
4. – Que soit aboli l’exploitation des enfants de moins de 14 ans dans les usines, ateliers, etc. ;
5. – Que les travailleurs de moins de 18 ans ne soient pas employés dans le travail de nuit;
6. – Que soit aboli le travail de nuit pour les femmes ;
7. – 35 % d’augmentation des salaires de moins de 5 000 $ et 25 % pour les plus élevés ;
8. – Que le paiement des salaires soit effectué ponctuellement, tous les 15 jours, et au plus tard cinq jours après la date d’échéance ;
9. – Que soit garanti aux travailleurs un emploi permanent ;
10. – Journée de huit heures et semaine anglaise ;
11. – Augmentation de 50% sur les heures supplémentaires.



Négociations



Les affrontements entre la police et les travailleurs devenaient de plus en plus sérieux. Le Comité de défense prolétarienne, surmontant toutes sortes de difficultés, réussit à tenir des réunions hâtives dans diverses parties de la ville, parfois dans le fracas de la fusillade proche. Il était devenu nécessaire de réunir les travailleurs afin qu’une résolution décisive soit prise. Puis vint l’idée d’un rassemblement général. Comment et où ? Et comment vaincre l’encerclement de la police ? Le danger auquel les travailleurs s’exposaient était en train de se transformer en une réalité sanglante avec les attaques de la police dans tous les quartiers de la ville. D’innombrables ouvriers, dont le seul crime était de réclamer le droit à la survie, devenaient ainsi les victimes de la réaction. Et le meeting eut lieu. Le quartier de Brás, où le mouvement avait commencé, était lieu de la ville le plus indiqué, avec les vastes terrains de l’ancien hippodrome de Mooca.
Le spectacle auquel la population de São Paulo assista, préoccupée par la gravité de la situation, fut indescriptible. De tous les points de la ville, comme de véritables flots humains, la multitude marchait à la recherche du lieu qui, pendant longtemps, avait servi de scène aux vanités ostentatoires et coûteuses, précisément dans ce coin de la ville au ciel habituellement assombri par la fumée des usines maintenant vidées des travailleurs qui, à ce moment-là, se réunissaient pour faire valoir leur droit incontestable à un niveau de vie plus élevé. Il n’est pas possible ici de décrire comment se déroula ce meeting, considéré comme une des plus grandes manifestations que l’histoire du prolétariat brésilien a enregistrée. Il suffit de dire que la grande multitude décida que le mouvement ne cesserait que lorsque les revendications, résumées par le mémoire du Comité de défense prolétarienne, seraient satisfaites. » (Edgard Leuenroth)

Dans História das Lutas Sociais no Brasil (Histoire des luttes sociales au Brésil), Everardo Dias relate les événements de cette manière    :

« São Paulo est une ville morte : sa population est alarmée, les visages indiquent la crainte et la panique, parce que tout est fermé, sans le moindre mouvement. Dans les rues, en dehors de quelques passants pressés, seuls circulent les véhicules militaires demandés par la compagnie Antarctica et d’autres industries, avec des troupes armées de fusils et de mitrailleuses. Il y a ordre de tirer sur tout ce qui se trouve dans la rue. Dans les districts industriels de Brás, Mooca, Barra Funda, Lapa, il y a des fusillades ; dans certaines rues, on a commencé à faire des barricades avec des pierres, du vieux bois, les charrettes renversées. La police n’a pas osé y aller par peur des des tirs à partir des toits et des recoins. Les journaux sortent plein de nouvelles presque sans commentaires, mais ce qui est connu est extrêmement grave, laissant présager des événements dramatiques 2. »
Les ouvriers n’étaient pas des fanatiques de l’affrontement avec la police et l’État. Ils ne demandaient qu’à vivre décemment – une chose que les patrons n’étaient pas disposés à leur accorder. Pour les patrons il n’y avait pas de négociation, pas de compromis possible : c’est leur intransigeance qui fut le déclencheur de la grève générale.
Ainsi, les travailleurs de la compagnie Antarctica réunis en assemblée en septembre 1917 firent une proposition de conciliation à leur direction sur une question revendicative. Christina Roquette Lopreato écrit que « la proposition fut rejetée par la direction de l’établissement ». De même, 700 employés des chemins de fer de São Paulo proposèrent de réduire d’une demi-journée leur semaine de travail en échange de la réadmission de 22 salariés qui avaient été licenciés. Le refus intransigeant de la direction poussa les 700 cheminots à la grève 3.


Résolution de la grève



Les employeurs accordèrent une augmentation immédiate de salaire et promirent d’étudier les autres exigences. La grande victoire a été la reconnaissance du mouvement ouvrier comme instance légitime, obligeant les patrons à négocier avec les travailleurs et de les considérer dans leurs décisions.

« Lors de la première réunion fut examiné le cahier des revendications des travailleurs, présenté par la Commission de défense prolétarienne, que le comité des journalistes était chargé de remettre au gouvernement de l’État. La seconde réunion fut retardée en raison de l’arrestation de deux membres du Comité de Défense prolétarienne qui avaient été arrêtés en sortant de la salle de rédaction, après la première réunion. Les accords seraient rompus si ces deux éléments n’étaient pas libérés immédiatement. Cette résolution fut transmise au Président de l’État. L’exigence fut satisfaite, les éléments devaient être conduits à la rédaction et la réunion aurait pu reprendre sous peu, car le gouvernement ne donnait toujours pas confirmation. La résolution accordant les demandes des travailleurs fut confiée à la Commission des journalistes avec l’information que les ouvriers arrêtés étaient en train d’être libérés. Des meetings ouvriers eurent lieu dans plusieurs quartiers pour la reprise du travail, qui commença le jour suivant. São Paulo reprit ses activités laborieuses. La ville reprit son aspect ordinaire, en laissant cependant la triste mémoire des victimes qui avaient laissé leurs foyers en deuil. »





Insurrection à Rio de Janeiro



La grève générale de São Paulo eut lieu peu de temps avant la révolution russe et inspira tout naturellement les militants libertaires et syndicalistes révolutionnaires brésiliens. La guerre avait provoqué une hausse importante du coût de la vie qui frappait les couches les plus pauvres de la population ; la famine suscita des scènes de pillage dans des entrepôts.
A Rio de Janeiro, la FORJ (Federação Operária do Rio de Janeiro) entama une grande campagne contre la cherté de la vie et s’employait à la restructuration de divers syndicats. Malgré l’interdiction de la police, elle multipliait les grands meetings ouvriers dans lesquels les orateurs s’adressaient à des milliers de personnes. Une grève dans l’usine textile Corcovado fut durement réprimée en mai. L’effondrement de l’Hôtel New York en juillet, provoquant la mort de dizaines de travailleurs, intensifia l’antagonisme des travailleurs et des anarchistes contre le gouvernement et les patrons.
Au début de 1918, des nouvelles éparses concernant les succès obtenus par la révolution russe parvinrent dans les principales capitales brésiliennes. Ignorant le caractère réel de la révolution bolchevique, les groupes anarchistes commencèrent à s’organiser avec l’intention de renverser le gouvernement central du Brésil.
Au début de l’année fut créée l’Alliance Anarchiste de Rio de Janeiro dont l’objectif principal était de répandre la pensée libertaire dans la classe ouvrière.
En août 1917 la FORJ avait été dissoute par l’État ; elle est remplacée le 1er mars 1918 par l’Union générale des travailleurs (UGT) mais elle est également la cible de la répression étatique à cause des rumeurs de grève générale. L’état de siège est décrété dans la ville de Rio de Janeiro le 1er mai 1918. Les travailleurs et les anarchistes s’organisent pour la célébration de la fête du travail dans les locaux syndicaux, des salles et même dans un théâtre de la ville.
En août, les travailleurs de la Cantareira e Viação Fluminense, une société de transports, se mettent en grève pour de meilleurs salaires et la journée de 8 heures, paralysant les ferries Rio-Niterói et le trafic des tramways. Le patronat fait appel à l’appareil répressif de l’État pour faire cesser la grève de force. Les travailleurs réagissent en transformant la grève en insurrection, mais confrontés à la violence policière, un grand nombre de soldats du 58e bataillon de chasseurs prirent le parti des travailleurs.
Les affrontements de rue entre les travailleurs et la police continuèrent en septembre et en octobre. Les révolutionnaires se réunirent pour préparer une insurrection dont la date est fixée au 18 du mois suivant, avec le projet de renverser l’État et de le remplacer par un réseau de conseils ouvriers.
Aux réunions secrètes assistaient des intellectuels engagés comme José Oiticica et des syndicalistes comme Manuel Campos, Astrogildo Pereira, Carlos Dias, Álvaro Palmeira, José Elias da Silva, João da Costa Pimenta et Agripino Nazaré. [5] Ils comptaient sur l’appui de militaires de rang inférieur dirigés par le lieutenant Jorge Elias Ajuz qui était responsable de la stratégie militaire de l’insurrection.
La participation directe de plus de 400 travailleurs, mais aussi la participation indirecte de milliers d’autres devait permettre la prise du palais du gouverneur, le déclenchement d’une grève-éclair dans divers secteurs ouvriers, la distribution de 1600 bombes pour le sabotage des lignes électriques et le réseau des transports, et l’immobilisation d’éventuels nids de résistance par l’occupation des postes de police et des casernes.
Le matin du 18 novembre, les travailleurs de l’industrie textile déclarent la grève dans les usines de Niteroi, dans les quartiers de Barreto, Petropolis, Mage, Santo Aleixo et Rio de Janeiro. Ils sont rapidement rejoints par les travailleurs de la métallurgie et de la construction. Dans l’après-midi, environ 400 travailleurs se rassemblent au Campo de São Cristóvão. La police est déployée devant eux en vue de les disperser. Les travailleurs engagent alors une véritable bataille. Deux bombes explosent dans un poste de police voisin et la foule le prend d’assaut. Peu de temps après, des soldats encerclent l’endroit, vident le poste de police et dispersent les travailleurs qui se trouvaient là. Dans les rues voisines le conflit se prolonge avec les militaires qui tentent d’empêcher la foule d’occuper le quartier général de l’armée.
L’insurrection échoua parce que le lieutenant Jorge Elias Ajuz, qui était censé être responsable de la stratégie militaire de l’insurrection, et qui assista à toutes les réunions, avait transmis les plans aux autorités. Au début de l’après-midi, les principaux acteurs furent arrêtés : José Oiticica, Manuel Campos, Astrogildo Pereira, Carlos Dias, Álvaro Palmeira, José Elias da Silva, João da Costa Pimenta et Agripino Nazaré.
Plus de 200 travailleurs furent arrêtés, parmi lesquels 78 étaient directement liés aux syndicats anarchistes. A l’entrée de l’usine Confiança, une bataille entre les insurgés et la police entraîna la mort du dirigeant syndicaliste du textile Manuel Martins ; un autre travailleur blessé mourut quelques jours plus tard. Les cortèges funèbres des deux victimes furent interdits par la police, mais des centaines de travailleurs les accompagnèrent.
La grève des ouvriers métallurgistes, du bâtiment et du textile dura encore deux semaines. Le siège de ces syndicats fut fermé et l’UGT fut dissoute par décret fédéral.



En 1917 et en 1918, la bourgeoisie et le pouvoir avaient eu très peur et firent payer les travailleurs très cher pour cela. L’insurrection de 1918 à Rio fut le prétexte d’une répression à grande échelle contre toutes les organisations anarchistes du pays, mais aussi contre les organisations syndicales. Le gouvernement ordonna la dissolution de l’UGT et des trois syndicats qui étaient encore en grève. D’innombrables mesures répressives furent prises, n’épargnant même pas des écoles modernes qui avaient été créées dans plusieurs villes du pays. Les employeurs refusaient de réadmettre au travail ceux qu’ils considéraient comme « dangereux ». Censure de la presse, torture et assassinats devinrent les moyens de la répression contre le mouvement anarchiste, ce qui aboutit à sa désorganisation.
L’insurrection fut un échec, mais elle permit de mettre en cause l’idée selon laquelle les travailleurs étaient traités avec respect et n’avaient pas lieu de se plaindre, alors qu’ils travaillaient plus de 12 heures par jour dans des conditions déplorables. On ne pouvait plus dire, comme l’affirmait le gouvernement, qu’il n’y avait pas au Brésil de « question sociale ». La pression populaire résultant des grèves et de l’insurrection de novembre 1918 poussa donc le gouvernement à accepter l’idée de négociations. Un sénateur, Lauro Muller, déclara le 20 novembre 1918 dans un discours qu’il était temps que le travail soit régi par des lois qui offrent des garanties à la société, aux employeurs et aux travailleurs.
Il est évident que sur le chapitre « garanties aux travailleurs » il reste encore beaucoup à faire.

Le principal bilan politique qu’on puisse faire sur ces événements est que ce fut sans doute le début de la fin du mouvement anarchiste de masse au Brésil. La révolution russe qui vient d’éclater va fournir aux travailleurs un modèle auquel ils vont adhérer en masse. De 1918 à 1920, partout dans le pays, les grèves éclatent avec un élan impétueux, pour les augmentations de salaires, l’amélioration des conditions de travail : il n’y a aucun doute sur le fait que cette combativité dans les luttes est stimulée par l’influence de la révolution russe.
Quelques jours après la fondation de la IIIe Internationale, en mars 1919, les journaux ouvriers annoncent la fondation du parti communiste brésilien, auquel adhérèrent – comme en France – de nombreux leaders anarchistes.
Mais c’est une autre histoire.

R.B.


Sources :
http://anarkio.net/Pdf/ainfo34.pdf
https://pt.wikipedia.org/wiki/Insurrei%C3%A7%C3%A3o_anarquista_de_1918

À lire
• Alexandre Samis, Syndicalisme et anarchisme au Brésil, éditions du Monde libertaire
• Jacy Alves de Seixas, Mémoire et oubli, Anarchisme et syndicalisme révolutionnaire au Brésil, Éditions de la Maison des sciences de l’Homme Paris, 1992.
• Daniel Colson, « L’Anarchisme et le syndicalisme révolutionnaire au Brésil ». Le Monde libertaire n° 1367 du 15 au 22 septembre 2004
• Christina Roquette Lopreato, O Espirito da revolta, a greve geral anarquista de 1917, Annablume-FAPESP, 2000
https://www.youtube.com/watch?v=6HeUogLIQlE
•« Sindicalismo e Anarquismo no Brasil »
Rafael Viana da Silva, Adenildo Daniel da Silva, Alexandre Samis
https://anarquismo.lppe.ifch.uerj.br/textos/texto2.html
• « A Greve Geral de 1917 e a LDP, Contribuição à memória de luta da classe operária », Anderson Romário Pereira Corrêa
http://www.anarkismo.net/article/5284?userlanguage=other&save_prefs=true
PAR : R.B
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